Nathalie Kosciusko-Morizet s’est prononcée lundi contre le diesel à Paris dans les transports en commun. En réalité, la candidate à la primaire parisienne UMP a repris une proposition des administrateurs de gauche du Conseil du STIF qui ont déjà voté à l’unanimité le principe d’une sortie totale à terme de la motorisation diesel pour les réseaux de bus OPTILE et RATP.

Le STIF s’est également engagé à renouveler au plus vite les véhicules les plus anciens – et donc les plus polluants – afin de répondre aux besoins des 3,6 millions de Franciliens qui se déplacent en bus. Pour répondre à cette priorité, 286 bus diesel nouvelle génération (normes européennes EURO 5 et EURO 6) ont été commandés. Ils permettront une réduction de 93% de particules par rapport aux matériels précédents. Le STIF s’est aussi engagé à expérimenter 17 bus hybrides, sous réserve qu’ils franchissent les tests de sécurité.

Est-il utile de rappeler à Nathalie Kosciusko-Morizet que les  administrateurs UMP du STIF ont voté ces dispositions le 13 février 2013 ? La candidate à la primaire UMP n aurait elle pas encore pris la mesure des investissements considérables du STIF sur la sortie du diesel.

Pour François Kalfon, Président de la Commission Transport de la Région Ile-de-France et administrateur du STIF, « l’ancienne ministre de l’écologie du gouvernement Fillon oublie la responsabilité qui a été la sienne dans l’inaction du gouvernement précédent sur le diesel. Il est à craindre que les futures sanctions européennes attendues à ce sujet révèlent une nouvelle fois sa regrettable duplicité, entre sarkozysme traditionaliste et affirmations fantaisistes ».

Guillaume BALAS, président du groupe socialiste et républicain