La Rose dans la vallée

11 septembre 2017

cafés-débats de l’association ULYSSE octobre 2017 - Enquête mondiale sur la tomate d'industrie

Jeudi 12 octobre  - Eaubonne - 20h30

Rencontre avec Jean-Baptiste Malet autour de son livre "L'Empire de l'or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d'industrie" (Fayard).

dans le cadre des cafés-débats de l’association ULYSSE

Centre culturel « L’orange bleue »

 

7 rue Jean Mermoz
Eaubonne
entrée libre - ouverture des portes à 20h

Jean-Baptiste MALET interviendra également le 13 à Paris et le 14 à Versailles

Vous pourrez vous procurer son livre sur place le soir du débat, mais également, dès à présent, à la librairie ANTIPODES (8 rue Robert Schumann 95 880 ENGHIEN), une des rares vraies libraires de notre région

 

Pour mémoire, en PJ l’article du Diplo (juin 2017) et un article récent du Parisien Val d’Oise sur la librairie ANTIPODES

Et les liens vers 2 vidéos dans lesquelles Jean-Baptiste présente son ouvrage et annonce la prochaine diffusion du reportage qu’il a réalisé pour France 2

www.youtube.com/watch?v=ZDch5mj6UDQ

www.youtube.com/watch?v=8ioyakp3QME            

 

 

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07 septembre 2017

communiqué de Presse des Elus Socialistes et Républicains du Val d'Oise

Les Elus Socialistes et Républicains du Val d'Oise ont participé au séminaire annuel de La Rochelle et tiennent à apporter leur soutien au message envoyé au Président de la République pour exprimer leurs plus vives inquiétudes face aux différentes mesures annoncées par le gouvernement d’Edouard Philippe.

Au moment où tous les indicateurs montrent que la croissance économique repart, en grande partie parce que la politique du quinquennat de François Hollande porte ses fruits, redonnant à nos concitoyens espoir et confiance, aucune cure d'austérité pour nos territoires ne saurait se justifier.

Les collectivités locales du Val d'Oise ont depuis 2010, comme l'ensemble des communes de France, participé au redressement des comptes publics de notre pays, tout en conduisant une politique responsable et courageuse. Elles ont investi dans des projets territoriaux structurants, tout en assurant un service public de qualité. Elles ne peuvent devenir aujourd’hui les variables d’ajustement d’une politique de rigueur, de droite, qui peine à cacher son nom. Entraver leurs capacités d’action serait une erreur stratégique qui pourrait remettre en cause la cohésion sociale et nuire dangereusement au réveil économique que connait notre pays.

Les Élus Socialistes et Républicains du Val d'Oise réitèrent donc cette adresse au Président de la République et dénonce :

- l’effort déraisonnable d’économies supplémentaires des budgets des collectivités,  avec l’annulation de plus de 300 millions d’euros de crédits d’investissement pour 2017, crédits destinés principalement au soutien aux territoires ruraux (70 %) et à la revitalisation des quartiers les plus en difficulté (30%).

Par ailleurs les élus socialistes et républicains souhaitent qu'après la suppression de la réserve parlementaire, son montant soit désormais intégré dans les dispositifs de soutien à la politique de la ville et  dans les crédits d'investissement aux collectivités locales et en particulier à destination des communes rurales et des quartiers les plus pauvres.

- la suppression de 170 000 contrats qui permettent aux collectivités d’assumer leurs missions de service public et aux associations de fonctionner comme cela a déjà été dénoncé sur les communes de Sarcelles, Montmorency,  et contribuent au retour à l’emploi des personnes les plus en difficulté.

- des décisions unilatérales du gouvernement sur l’école sans évaluation ni concertation créant de facto un système éducatif à plusieurs vitesses et de compliquer, à terme, la vie des familles.

- le projet de réduction du nombre d’élus locaux, mesure démagogique qui risque d’éloigner un peu plus le citoyen de ses élus. Il ne permettra d'ailleurs aucune économie puisque 80% d’entre eux sont bénévoles avec un rôle vital dans la vie sociale  de ces communes car appartenant  souvent à des territoires ruraux ne disposant pas de services publics de proximité.

Pour demeurer en capacité de répondre aux préoccupations majeures des Val d'Oisiens dans leur vie quotidienne, les élus socialistes et républicains demandent donc qu’un dialogue sincère soit engagé entre le Gouvernement et les collectivités au travers de leurs associations d'élus

 

 

UDESR

Fédération du Val d'Oise du Parti socialiste

29, rue Francis Combe

95000 CERGY

01 30 75 89 40

fede95@ps-95.com

www.parti-socialiste.fr

 

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05 septembre 2017

Rachid TEMAL A l'attention des militantes et des militants socialistes du Val d'Oise

 

Cergy, le 4 septembre 2017

Cher-e camarade,

Après les élections du printemps dernier, nous entrons dans une nouvelle séquence politique pour notre pays et notre parti.

Aussi, notre famille politique doit être à la hauteur des enjeux et pleinement au service de nos concitoyens face à un pouvoir qui, s'il s'annonçait « ni de droite, ni de gauche », mène bien une politique banalement de droite.

Nous avons toutes et tous en tête les annonces et décisions de cet été : contre le pouvoir d'achat (APL, CSG, gel du poids d'indice des fonctionnaires), contre le service public et les collectivités locales (suppressions de crédits sur la politique de la ville, l'investissement en milieu rural, les contrats aidés, la taxe d'habitation et les dotations), contre le droit du travail et les droits des salariés via les ordonnances, les mesures prises sur les politiques éducatives et bien évidemment la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune. Et ce alors que le gouvernement annonce 20 milliards de coupes budgétaires sur l'exercice 2018. Quelques annonces, notamment sur le Plan climat de Nicolas Hulot, n'arrivent pas à masquer la véritable nature de la majorité parlementaire.

Je tiens à souligner et à saluer l'action des parlementaires socialistes à l'Assemblée nationale et au Sénat, notamment les Valdoisiens que sont François PUPPONI et Dominique GILLOT. Pour sa part, Alain RICHARD a fait le choix au lendemain de l'élection présidentielle de quitter notre formation politique et de pleinement soutenir la politique du gouvernement d'Edouard PHILIPPE.

Nous sommes dans l'opposition. Le Parti socialiste est dans l'opposition au gouvernement d'Edouard PHILIPPE – Bruno LE MAIRE – Gérald DARMANIN.

Si le jugement des Français est négatif sur le nouveau pouvoir, nous devons être lucides sur notre propre situation et en tirer les conséquences.

Aussi, dans cette séquence politique, nous devons travailler et nous rassembler autour du triptyque « se refonder, s'opposer et proposer » avec comme objectif : être utile à notre pays et à nos concitoyens. Cet été, à plusieurs reprises, j'ai eu l'occasion de porter cette stratégie, au nom du Parti socialiste, au sein des instances nationales et dans les médias.

Se refonder. Il s'agit d'engager un processus de refondation de notre famille politique. Pour écrire cette nouvelle page de l'histoire du socialisme démocratique et répondre aux attentes de nos concitoyens, il revient aux militants, qui sont la force de la famille socialiste, de décider et de dessiner l'avenir. Et ce tout au long d'un processus, à travers une "feuille de route" de la refondation. Les Français seront également invités à y contribuer. Lors de la rentrée politique de notre fédération prévue le 17 septembre au matin un atelier portera sur cette question. Je t'invite à y participer. (Invitation jointe)

S'opposer. Socialistes, nous sommes l'opposition de gauche au nouveau pouvoir. Ses premières décisions ne vont pas dans le sens de la justice sociale, fiscale et territoriale. C'est pourquoi, alors que nous engagerons notre refondation, nous serons chaque jour actifs au parlement et dans les collectivités territoriales, et tournés vers les Français. Nous engagerons dans les prochaines semaines dans notre fédération, en lien avec nos élus, un travail sur les prochaines élections territoriales de 2020 et 2021 (municipales, départementales et régionales).

Avant cela, nous avons un premier rendez-vous avec les élections sénatoriales le 24 septembre. Notre liste rassemblera des socialistes et des divers gauche au service du département, de ses communes et de nos concitoyens face d'une part à une droite hégémonique mais divisée en trois listes, et d'autre part deux listes représentantes et soutien du gouvernement d'Edouard PHILIPPE – Bruno LE MAIRE – Gérald DARMANIN. Ces deux dernières souhaitent au nom d'amitiés anciennes récupérer des voix de gauche de grands électeurs du Val d'Oise pour mener au parlement une politique de droite. Comment imaginer soutenir dans nos villes et villages, que la baisse des APL, la baisse des crédits sur la politique de la ville ou l'investissement en milieu rural soient soutenus par des élus de gauche. La liste que nous présentons a vocation à représenter et à défendre tous les territoires urbains comme ruraux, en difficulté comme en développement, car notre objectif est la solidarité envers tous les Valdoisiens.

Proposer. Nous devrons à la fois nous appuyer sur les valeurs du socialisme, l'analyse sans tabous de l'exercice du pouvoir, des politiques publiques menées par les élus. Cela nous permettra de proposer un projet de société de gauche, responsable et porteur d'espoirs. Là encore, la parole et la décision des militants sera centrale.

Notre fédération sera mobilisée dès cette rentrée sur trois thématiques fortes : l'opposition aux ordonnances sur le code du travail, les coups portés à la jeunesse et enfin, avec l'UDESR et les élus, la défense du service public et des collectivités.

Comme tu peux le constater, nous avons devant nous de nombreux défis. Nous devons en prendre la mesure, nous rassembler et les relever, ensemble.

Tu peux compter sur mon soutien et mon engagement sans faille au service de nos idées et des militants du Val d'Oise.

Amitiés,

Rachid TEMAL
1er Secrétaire fédéral
Secrétaire national

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24 juin 2017

« Porter les valeurs des socialistes »

 

Résolution adoptée au Conseil national du samedi 24 juin 2017 

Après des primaires réussies, c’est avec Benoît Hamon que nous avons mené campagne dans une élection présidentielle insaisissable sur le fond, troublante dans  ses rebondissements, inquiétante par le poids de l’extrême droite.   

A l’issue du premier tour, nous avons appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. Cette décision était fidèle à nos principes comme à notre histoire. Le Parti socialiste a toujours été au rendez-vous du combat contre le Front national. 

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en soutenant explicitement le Président de la République, sans réserve ni condition. Mais notre attachement à la République n’était pas un blanc-seing au projet défendu par Emmanuel Macron. 

Nos candidats aux élections législatives sont venus rappeler nos engagements pour la conquête de nouveaux droits, la nécessité de justice sociale et territoriale, l’impératif écologique, la protection des salariés, la priorité donnée à l’éducation comme au respect des contre-pouvoirs. 

Autant de valeurs qui n’ont pu trouver de résonnance dans les premiers actes du gouvernement d’Edouard Philippe, issu de la droite. 

Le Parti socialiste défend la vision d’une démocratie accomplie dans laquelle le respect du rôle du Parlement, la place de l’autorité judiciaire, l’autonomie des collectivités locales, l’indépendance de la presse ou encore l’affirmation du paritarisme constituent des éléments essentiels. Aucun ne peut être considéré comme un « obstacle » à l’action publique car il est, au contraire, le garant de sa légitimité devant les Français et donc de son efficacité. 

Le Parti socialiste est attaché à la justice sociale sans laquelle il ne peut exister de progrès. Notre formation est opposée au recul de la protection des salariés, à l’affaiblissement des services publics, à la remise en cause de la refondation de l’école ou de la justice fiscale. Plus que jamais, notre pays a besoin de solidarité entre les citoyens, comme entre les territoires, pour répondre aux défis qui lui font face. 

A l’exception de la loi sur la moralisation de la vie publique qui s’inscrit dans la continuité de ce qui a été réalisé lors du précédent quinquennat, le Parti socialiste ne peut se reconnaître dans les mesures annoncées ou déjà engagées par le gouvernement. Il exprime ainsi ses vives inquiétudes sur le projet de loi anti-terroriste qui porte atteinte à l’Etat de droit comme sur le contenu du projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances qui fragilise les protections de nos concitoyens. 

Nous nous situons donc clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe. Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement.
Dans cette mandature, le Parti socialiste se prononcera avec une double constance sur les réformes qui seront présentées par l’Exécutif : en contribuant à ce qui sert l’intérêt général et en portant la voix de celles et ceux qui espèrent en une société plus juste et fraternelle. 

C’est ainsi que nous porterons les valeurs des socialistes.

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19 juin 2017

Résultats législatives 2017 Val-d'Oise - 4e circonscription

4e circonscription

Participation : 39,38 %

Naïma Moutchou
En marche !
59,37 % 16 081 votes (21.14% des inscrits)
    
Claude Bodin
Les Républicains
 40,63 %   11 007 votes

Votes blancs
 7,24 %  2 170 votes

Votes nuls
 2,32 %  694 votes

Population 109 312 habitants(Données Insee 2009)

    Inscrits  69,58 %  76 061
    Votants 39,38 %  29 952
    Abstention 60,62 %  46 109
    Exprimés 35,61 %  27 088


Résultats 1er tour

Participation : 47,35 %

Naïma Moutchou
En marche !
Ballottage 41,26 % 14 620 votes

Claude Bodin
Les Républicains
Ballottage 17,01 % 6 028 votes

Olivia Nalpas
Front National
 11,30 % 4 003 votes

Cathy Pinheiro
La France insoumise
 11,15 % 3 951 votes

Marie-José Beaulande
Parti socialiste
 6,53 %  2 313 votes

Emmanuel Rodriguez
Ecologiste
 3,72 % 1 319 votes

Emmanuel Landreau
Union des Démocrates et des Indépendants
 1,90 % 672 votes

Philippe Lange
Divers
 1,59 % 563 votes

Estelle Auboin
Parti communiste français
 1,57 % 555 votes

Cédric Doriol
Divers
 1,19 %  423 votes

Marie-Christine Michel
Extrême droite
 0,82 % 291 votes

Liudmila Tesson
Divers
 0,80 % 283 votes

Marie-Françoise L'hommedet
Extrême gauche
 0,77 %  272 votes

Dany Mercier
Divers gauche
 0,24 % 84 votes

Michel Lucarelli
Extrême gauche
 0,17 % 59 votes

Votes blancs
 1,20 % 431 votes

Votes nuls
 0,41 % 148 votes


Députés élus dans le département Val-d'Oise

1ère circonscription

Isabelle Muller-Quoy
En marche !
Elu 54,23 % 15 400 votes

2ème circonscription

Guillaume Vuilletet
En marche !
Elu 50,96 % 14 539 votes

3ème circonscription

Cecile Rilhac
En marche !
Elu 58,33 % 18 464 votes

4ème circonscription

Naïma Moutchou
En marche !
Elu 59,37 % 16 081 votes

5ème circonscription

Fiona Lazaar
En marche !
Elu 59,72 % 12 523 votes

6ème circonscription

Nathalie Elimas
Modem
Elu 57,11 % 15 177 votes

7ème circonscription

Dominique Da Silva
En marche !
Elu 53,88 % 12 801 votes

8ème circonscription

François Pupponi
Parti socialiste
Elu 65,8 % 10 252 votes

9ème circonscription

Zivka Park
En marche !
Elu 51,67 % 9 791 votes

10ème circonscription

Aurelien Tache
En marche !
Elu 59,01 % 13 275 votes

Résultats 1er tour

 

1ère circonscription

Isabelle Muller-Quoy
En marche !
Ballottage 35,93 % 13 817 votes

Antoine Savignat
Les Républicains
Ballottage 17,75 % 6 827 votes

 

2ème circonscription

Guillaume Vuilletet
En marche !
Ballottage 35,46 % 12 921 votes

Axel Poniatowski
Les Républicains
Ballottage 24,45 % 8 909 votes

 

3ème circonscription

Cecile Rilhac
En marche !
Ballottage 40,14 % 17 105 votes

Nicole Lanaspre
Les Républicains
Ballottage 16,73 % 7 128 votes

 

4ème circonscription

Naïma Moutchou
En marche !
Ballottage 41,26 % 14 620 votes

Claude Bodin
Les Républicains
Ballottage 17,01 % 6 028 votes

 

5ème circonscription

Fiona Lazaar
En marche !
Ballottage 29,95 % 7 975 votes

Philippe Doucet
Parti socialiste
Ballottage 16,95 % 4 514 votes

 

6ème circonscription

Nathalie Elimas
Modem
Ballottage 40,39 % 13 897 votes

Luc Strehaiano
Les Républicains
Ballottage 22,99 % 7 910 votes

 

7ème circonscription

Dominique Da Silva
En marche !
Ballottage 35,98 % 10 776 votes

Jérôme Chartier
Les Républicains
Ballottage 24,26 % 7 265 votes

 

8ème circonscription

François Pupponi
Parti socialiste
Ballottage 38,37 % 6 474 votes

Samy Debah
Divers
Ballottage 13,94 % 2 352 votes

 

9ème circonscription

Zivka Park
En marche !
Ballottage 28,94 % 7 571 votes

Anthony Arciero
Les Républicains
Ballottage 15,82 % 4 138 votes

 

10ème circonscription

Aurelien Tache
En marche !
Ballottage 36,72 % 10 279 votes

Katia Noin Ledanois
La France insoumise
Ballottage 14,42 % 4 037 votes

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14 juin 2017

Mettre la démocratie à l’abri des réseaux d’influence

Le nouveau projet de loi pour la moralisation de la vie publique est une énième réaction aux dernières affaires. Notre vie démocratique est pourtant minée par des menaces plus structurelles.

Il y a eu la loi d’octobre 2013 sur «la transparence de la vie publique», puis la loi d’avril 2016 sur «la déontologie des fonctionnaires» et, plus récemment, la loi de décembre 2016 sur «la transparence et la lutte contre la corruption». Il y a maintenant le projet de loi «pour la confiance dans notre vie démocratique». Pour original qu’il soit sur certains points comme le financement de la vie publique, ce projet gouvernemental s’inscrit pleinement dans le prolongement de cette série désordonnée de «lois de panique» pour reprendre l’expression du politiste Pierre Lascoumes. Construit comme une réponse directe aux «passe-droits» et aux «vides juridiques» mis en évidence par les dernières affaires en date, à commencer bien sûr par l’affaire Fillon (incompatibilité avec les fonctions de conseil, interdiction de recruter des membres de sa famille), le texte fait figure de nouvelle loi de rattrapage qui doit beaucoup aux circonstances politiques de l’année écoulée. Le rétablissement de la «confiance dans notre vie démocratique» tient-il pourtant seulement à quelques dysfonctionnements politiques et administratifs ? Ou bien y a-t-il des risques et des menaces plus structurelles qui pèsent sur l’autonomie de la sphère publique ? Faute d’un inventaire préalable permettant de répondre à cette question, la nouvelle loi pourrait bien manquer sa cible, obligeant, au prochain scandale, à ouvrir une nouvelle fois le chantier de la «moralisation de la vie publique»

Il faut dire que l’Etat dans son ensemble est comme atteint de myopie tant il manque de connaissances systématiques de ce qui se trame à ses frontières. On ne sait rien, ou si peu, sur les réseaux d’influence qui se sont constitués aux marges de la sphère publique ; rien, ou si peu, sur les circuits de pantouflage dans lesquels s’inscrivent aujourd’hui les très hauts fonctionnaires et les dirigeants politiques (ministres, membres de cabinets ministériels, cadres dirigeants des agences de régulation, etc.) ; rien enfin, ou si peu, sur les contours de ce marché des professionnels en «affaires publiques» qui s’est développé à la périphérie de l’Etat. Pourtant, une politique de l’influence s’est consolidée, elle colle comme une seconde peau au circuit de la décision politique, administrative et judiciaire (française et européenne). Deux décennies d’ouverture à la concurrence des secteurs dits «monopolistiques», de développement des partenariats public-privé, de «privatisation» des opérations financières publiques mais aussi «d’agencification» de l’encadrement des marchés autour d’institutions comme l’Autorité de la concurrence ou l’Autorité des marchés financiers ont fait des «régulateurs publics» des acteurs clés de l’organisation des marchés privés et, par voie de conséquence, des cibles privilégiées des stratégies d’influence. Et ce dans des domaines aussi divers que la santé, l’énergie, les transports, la banque, les télécommunications, etc. Aux périphéries de l’Etat économique et financier, s’est ainsi formé un marché florissant du droit public des affaires et des affaires publiques dont le champ gravitationnel se fait ressentir à tous les niveaux de la décision publique.

La chose a peut-être des vertus en termes d’efficacité de l’action publique mais elle a aussi un coût politique et démocratique. C’est d’abord le renforcement de la capacité politique des grands groupes, qui peuvent peser sur les différents lieux et niveaux de la régulation publique - d’où la difficulté des causes citoyennes, qu’elles soient sociales, environnementales, ou anticorruption à s’y frayer un chemin. C’est aussi une perte d’efficacité de l’action publique elle-même dont la capacité régulatrice sur le terrain économique et financier se trouve déjouée par l’expertise publique accumulée par les groupes privés et les cabinets de conseil. C’est enfin l’affaiblissement des jauges déontologiques internes à l’administration sous l’effet de ce jeu de circulations entre «régulateurs» et «régulés», et la mise en échec des contrôles politiques et parlementaires mal équipés pour saisir ce qui se joue dans cette zone grise aux frontières de la démocratie.

Pour mettre la sphère publique à l’abri de ces pressions et restaurer la confiance dans notre vie démocratique, il n’est bien sûr ni possible ni souhaitable d’ériger une interdiction générale de mobilité des hauts fonctionnaires, ni d’envisager une étanchéité entre le «public» et le «privé». Mais on ne fera pas l’économie d’une remise à plat générale du système des incompatibilités et des délais dits «de viduité» (à respecter par les agents publics avant de rejoindre des responsabilités dans le secteur privé) pour permettre de protéger les secteurs et les positions publiques les plus exposés. Pas plus qu’on ne pourra éviter un durcissement des conditions de pantouflage restées jusqu’ici par trop accommodantes. Reste que la question la plus épineuse tient moins aux règles elles-mêmes, déjà très riches, qu’à l’identification du garde-frontière chargé de les faire respecter. A qui confier en effet la garde de ce «pouvoir d’intégrité» que l’on voit progressivement émerger au cœur du jeu démocratique ? Qui doit juger au concret de la bonne distance et du bon niveau de circulation et d’échange entre «public» et «privé» ? Peut-on se contenter, comme c’est le cas aujourd’hui, de l’organe qui contrôle les pantouflages des hauts fonctionnaires (la commission de déontologie de la fonction publique) d’une commission administrative qui fonctionne de manière semipublique (ses avis et ses réserves ne sont pas publiés) et qui reste placée par sa composition sous l’égide des grands corps de l’Etat ? Sans doute pas. Si ces derniers ont longtemps semblé constituer la meilleure garantie d’indépendance face aux intérêts «particuliers» des acteurs issus de la société civile, la chose ne convainc plus aujourd’hui. Non pas seulement parce que ces corps forment désormais un des principaux viviers de professionnels du conseil et de l’influence. Mais aussi parce que la détermination du niveau de porosité entre public et privé est plus que jamais une affaire pleinement politique qui relève du régime de la délibération et du registre de la publicité. La frontière public-privé n’est pas un enjeu interne à l’administration, c’est aussi du côté des citoyens et des associations qu’il faut aujourd’hui se tourner pour exercer ce pouvoir d’évaluation et de contrôle de la «probité publique».

Antoine Vauchez

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03 juin 2017

Réunion publique, Marie-José BEAULANDE

MJBSL

Réunion publique

En présence de Gérard Sebaoun.

Mardi 06 juin à 20h30
 la Croix Blanche
1 rue du Général Leclerc,
Saint Leu la Forêt.
4e circonscription :  Eaubonne, Ermont, Franconville, Saint-Leu-la-Forêt;;

Le programme

Consulter le programme de Marie-José Beaulande et Samir Lamouri, candidats à l’élection législative dans la 4e circonscription du Val d’Oise. Cliquez sur l’image.  

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24 mai 2017

Législatives dans le Val-d'Oise : les candidats dans les 10 circonscriptions

Les candidats, remplaçants et  étiquette  par circonscription;;

 

1ère circonscription (Cantons de Beaumont-sur-Oise, Magny-en-Vexin, Marines, Pontoise, La Vallée-du-Sausseron, Vigny);;

Leïla SAÏB

Xavier RENOU

FI

Hélène HALBIN

Thierry PELLET

LO

Michel BOISNAULT

Ludovic FLEURY

577-LI

Huguette FRANCOIS

Jean-Pierre GUIDON

UDP

Denise CORNET

Claude TCHALEKIAN

FN

Anne-sophie VUILLEMI

Théodore POPOVICI

PCD

Sandra NGUYEN DEROSIER

Sébastien LOMBARD

PS

Benedicte ARIES

David AGRECH

EELV

Antoine SAVIGNAT

Philippe HOUILLON

LR

Lionel MABILLE

Julien DIBELLONIO

UPR

Brigitte GILIBERT

Nicolas DUSSOUBS

SIEL

Thierry SALLANTIN

Hervé BODEMER

AEI

Albert LAPEYRE

Madeleine PEIRETTI

Confédération pour l’Homme, l’animal et la planête

Rudy BRUYELLE

Anaëlle LAROTTE

SE

Isabelle MULLER-QUOY

Michel ALEXEEF

LREM

Elisabeth GAUCHER

Antoine BEYER

Régions et Peuples solidaires

Brigitte POLI

Magali FERHAT

PCF

Katia LEBAILLIF

Adeline CLAUDIN DESAVIS

PVB

Mistafa FANOUNI

Frantz GUIRAND

SE

 

2ème circonscription (Cantons de Cergy-Sud, L'Hautil 10e,  L'Isle-Adam, Saint-Ouen-l'Aumône, Viarmes);;

Abdel-Basett NEFTIA

Gaëlle LEGAY

LO

Stéphane CAPDET

Valérie PANNETIER

FN

Christophe HAYES

Vincent GEROME-SYLVAIN

UPR

Axel PONIATOWSKI

Madeleine COLLOT

LR

Jean-Michel RUIZ

Marie-Thérèse LAFOURCADE

PCF

Philippe VINET

Jean-Pierre MOTHE

DLF

Marc DENIS

Isabelle GUYON

EELV

Yavuz OZDEMIR

Serife SAGER

PEJ

Sylvie GEOFFROY-MARTIN

Elliott BAREAU

France Insoumise

Cécilia CARVAJAL-DELGADO

Olivier RATAJCZAK

PVB

Nahima ABBASSI

Charles ZADELIS

AEI

Mokhtar MAMLOUK

Taheroon RAMAH

MDP

Philippe MOULINES

Alexandra MORIO

SIEL

Guillaume VUILLETET

Delphine DRAPEAU

LREM

Ayda HADIZADEH

Eric NICOLLET

PS

 

3e circonscription (Cantons de Beauchamp, Cormeilles-en-Parisis, Herblay, Taverny.;;

Alain POUPARD

Marie-Josephe SIFFLET

POID

Alexandre SIMONNOT

Laure MERCIER

Union des patriotes

Muriel MONCHAL

Alain NOE

LO

Sébastien DAVIGNON

Maryline LAVABRE

FI

Nelly LEON

Thomas COTTINET

PS

Michel PICQUENOT

Myriam FROMANGÉ

Nouvelle donne

Nicole LANASPRE

Florence PORTELLI

LR

Christophe BERTHOLET

Michel ANDRÉ

SE

Laurent JALLU

Laurence BERNARD

PCF

Marie-Martine HULOT

Charles GENAUDEAU

AEI

Pascal BEURET

Françoise GUILLOT

parti animaliste

Pierrette BORGNE

Christian EPIARD

EELV

Cécile RILHAC

Sylvie BOUHRARA

LREM

Fabienne DAUMAS

Michel BEAUVAIS

FN

Clément CORBEAUX

Jean-François DELAVEZ

UPR

Olivier CORPS

Salima GUERTOUH

SE

;;

4e circonscription (Cantons de Eaubonne, Ermont, Franconville, Saint-Leu-la-Forêt);;

Olivia NALPAS

ébastien USTASE

FN

Marie-Françoise L’HOMMEDET

Abdelatif EL MARBATI

LO

Emmanuel RODRIGUEZ

Jeanne CHARRIERES GUIGNO

EELV

Emmanuel LANDREAU

Sarah GAUTIER

UDI

Claude BODIN

Maryse MENEY

LR

Michel LUCARELLI

Catherine LECOMTE

POID

Marie-José BEAULANDE

Samir LAMOURI

PS

Cathy PINHEIRO

Brice ERRANDONEA

FI

Estelle AUBOIN

Marc SCHWEITZER

PCF

Naïma MOUTCHOU

Etienne RAVIER

LREM

Liudmila TESSON

Julien RENE

UPR

Dany MERCIER

Elisabeth GIGOT

Mdp

Cédric DORIOL

Marion CHAGNE

SE

Philippe LANG

Laetitia BADIOU

SE

Marie-Christine MICHEL

Rémy BESANCON

SIEL

;;

;;

5e circonscription (Cantons de Argenteuil Est, Argenteuil Nord, Argenteuil Ouest, Bezons);;

Dominique MARIETTE

Michel CAMPAGNAC

LO

Stanley PARAISON

Shaneze CHEBBAH

Centre

Françoise PACHA-STIEGLER

Stéphane STEUNOU

FI

Philippe DOUCET

Nessrine MENHAOUARA

PS

Leïla LOUCHART

Franck LAVILLUNIERE

UPR

Gilles SAVRY

Evelyne HEYMAN

LR

Souad AUMIGNY

Michel BOURGEOIS

mouvement 100%

Pierre RENUCCI

Véronique DESMONTS

FN

Pascal BERTOLINI

Pascale YSEBAERT

EELV

Dominique LESPARRE

Nathalie COLOMBIER

PCF

Fabrice DAVID

Alexia CECCALDI

Confédération pour l’homme, l’animal et la planète

Franck DEBEAUD

Colombe QUENUM

PCD

Fiona LAZAAR

Romain RIPOLL

LREM

;;

6e circonscription (Cantons de Enghien-les-Bains, Saint-Gratien, Sannois, Soisy-sous-Montmorency);;

Agnès REINMANN

Juan MUNOZ

LO

Luc STREHAIANO

Célia JACQUET FOURNIER

LR

Serge GROSSVAK

Johanne LABELLE

FI

Léonard DIERS

Filipe MARTINS

UPR

François DELCOMBRE

Nadine LEBREUILLY

EELV

Jean-Michel DUBOIS

Jean-Baptiste MARLY

FN

Anne HAIMART

Viviane ROBERT-MERABTEME

PCD

Nathalie ELIMAS

David CORCEIRO

LREM

Alexandra FERREIRA

Léonie FAVREAU

Parti animaliste

Leïla ADDOU

Franck CAPMARTY

PCF

Guilaine PESTIE

Jérôme LUCCHINI

PS

Salim MEGHICHE

Lucas FIEVET

SIEL

Salim DRAI

Aline BOUTEILLE

Mdp

Yohan PENEL

Armelle SAINGIER

Caisse Claire

Dimitar KRASTEV

Pierre-Alain LENOBLE

DLF

;;

7e circonscription (Cantons de Domont, Ecouen, Montmorency, Sarcelles Sud-Ouest.;;

Gilles BONHOMME

Régine LAGARRIGUE

LO

Christine JACQUELET

Davy DELABY

AEI

Gilles MONSILLON

Marie Laure OLMETA

FI

Philippe MOUNIER

Pierre HUET

UPR

Jérôme CHARTIER

Muriel HOYAUX

LR

Célia JOUSSERAND

Vincent GAYRARD

EELV

Lisa LUCHIER

Jean-Noël GRIMBERT

Nouvelle Donne

Bruno MARCEL

Mélody ALLEAU

FN

Rita MAALOUF

Romain ESKENAZI

PS

Nicole LE MANACH

Manuel ALVAREZ

REM

;;

8e circonscription (Cantons de Garges-lès-Gonesse Est, Garges-lès-Gonesse Ouest, Sarcelles Nord-Est, Villiers-le-Bel);;

Pierre VALESA

Barbara DURANT

AEI

Rémi GAJDOS

Jean-Claude BON

LO

François PUPPONI

Jean-Louis MARSAC

PS

Farid SAIDANI

Elie ERKAN

Ecologiste

Navaz MOUHAMADALY

Tina MOUHAMADALY

Mouvement écologiste indépendant

Pamela HOCINI

Elisée FERNANDEZ

FI

Adhal BARA

Lolita DIEZ

A nous la démocratie

Chantal GROLIER

Patrick ANGREVIER

UDI

Tifanny ALLEAU

Florian CAPDET

FN

Marie-Laure YAPI

Yann PERSON

UPR

Jean-Didier DOSSOU

Nadia BENKHEDDA

Sans étiquette

Mohammed FARID

Myriam DIEN

PCF

Aysenur CATAKLI

Sultan CATAKLI

PEJ

Samy DEBAH

Sibiry KONATE

Sans étiquette

Laétitia ZIDEE

Arnaud ESTRADE

EELV

;;

9e circonscription (Cantons de Gonesse, Goussainville, Luzarches);;

Danièle HANRYON

Patrick GAYRAUD

LO

Abdelaziz HAMIDA

Sandrine HARDY

Sans étiquette

Anthony ARCIERO

Isabelle RUSIN

LR

Dominique DUFUMIER

Liliane RILCY

EELV

Véronique DANET-DUPUIS

Thomas SAINT-LEFEVRE

FI

Sophie RUEG

Ludovic LEFEVRE

Parti animaliste

Marie CLÉRO

Didier GAY

UPR

Mikael SALA

Davy

FN

Adeline ROLDAO-MARTINS

Claude TIBI

UDI

Luc-Eric KRIEF

André-Yannick OWONA

577-LI

Karim OUCHIKH

Christelle MOULINES

Siel

Thierry CHIABODO

Corinne QUERET

PCF

Gérald TODARO

Mounir RAOUADI

Sans étiquette

Zivka PARK

Philippe DEBRUYNE

LREM

Denis VIGOUROUX

Emmanuelle CHARLOT

DLF

Luc BROUSSY

Cédric SABOURET

PS

Mohamed NAJIB

Laïla NAJIB

FI

Phi Son NGUYEN

Thi Thanh Tuyen NGUYEN

Sans étiquette

;;

;;

10e circonscription (Cantons de Cergy-Nord et  de l'Hautil);;

Jean-François WYSS

Lionel DECAMPS

UPR

Katia NOIN-LEDANOIS

Gérard JANUARIO

FI

Dominique LEFEBVRE

Elvira JAOUËN

PS

Eric CASSAN

Bruno POTREL

LO

François LEFEBVRE DES NOËTTES

Martine QUENTON

POID

Françoise COURTIN

Daniel BOUSSON

PCF

Dominique DAMOUR

Maxime KAYADJANIAN

EELV

Maxime LOUBAR

Maxence WONGOUE SINGA

Allons Enfants

Virginie TINLAND

Tatiana PRIEZ

LR

Rida BOULTAME

Sylvie GALIÈGUE

Modem

Anne CLOUTIER

Aymeric MAHIET

FN

Sylvain DE SMET

Arthur DE SMET

Caisse Claire

Aurélien TACHÉ

Mathieu BOUDA

LREM

Flore DAVESNE

Christine STEIN

Union Démocrates, Radicaux et Libéraux

Viki MITTO

Ervin MITTOO

Ecologiste

Jean-Christophe LOZA

Claudette GARDERET

PCD

;

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20 mai 2017

Gérard Sebaoun : Bilan de mandat

 

 

Bilan de mandat

Un site internet dédié
 
Je vous invite à découvrir mon bilan de mandat de député de 2012 à 2017 dans une présentation numérique innovante :
 
 Découvrir

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