La Rose dans la vallée

23 janvier 2018

NON au stationnement payant dans tous les parkings publics d'Eaubonne

 

parkinng

Le Maire d’Eaubonne et ses adjoints annoncent qu’ils ont décidé de rendre payant le stationnement sur TOUS les parkings publics de la ville (environ 1200 places).

Décision prise sans concertation préalable ni étude sérieuse des modes d’utilisation des parkings (qui, quand, pourquoi et pour quelle durée ?)

Le Maire nous dit que pour régler les problèmes de stationnement, il faut règlementer …

De faux arguments

Réglementer, oui, mais mettre certains parkings ou rues en zone bleue, c’est déjà règlementer ! D’ailleurs, bien des villes aux alentours ont fait le choix de la gratuité mais avec règlementation par zonage en créant, selon les besoins, des limitations différentes.

Et l’argument du « si on ne règlemente pas, l’argent ira à l’Etat » ne tient pas un instant ! Et notre Maire le sait très bien puisque chaque année, la ville perçoit le reversement d’une partie des amendes de police, 50 000€ étaient d’ailleurs inscrits en recettes au budget 2017 alors même que nous avons encore peu d’ASVP (agents de surveillance de la voie publique).

Des conséquences mal évaluées

Mettre tous les parkings publics en payant c’est s’exposer …

  • au risque de provoquer une diminution de la fréquentation des commerces du centre-ville

  • à voir le stationnement se déporter vers les rues adjacentes, entraînant désordre et dérangements des riverains

  • à ce que cela coûte, une fortune aux Eaubonnais aussi bien en investissement qu’en fonctionnement : frais d’installation et d’entretien des parcmètres, salaire des agents chargés de verbaliser ceux qui ne paieront pas …

  • à obtenir l’inverse du but recherché c’est-à-dire augmenter le nombre d’habitants qui iront travailler avec leur véhicule celui-ci ne pouvant plus rester sur la ville.

 

Au final ce sont tous les Eaubonnais, commerçants, habitants, contribuables qui trinqueront de cette très mauvaise idée. Il existe surtout d’autres moyens de renflouer les caisses de la ville : verbalisation des incivilités (stationnement gênant, déjections canines etc.), diminution du budget communication...

Des tarifs très élevés

Les nouveaux tarifs ont été votés le 20 décembre. En cas de défaut de paiement dans les zones de stationnement payant, les amendes, anciennement à 17 euros, sont remplacées par un «forfait post-stationnement», de 20 ou 40 euros selon la zone.

Ces nouveaux tarifs s’appliqueront dans un 1er temps aux zones actuellement payantes (autour de la gare).

Au 1er juillet, tous les parkings publics de la ville seront rendus payants. Voir les tarifs ci-dessous.

Restent plusieurs inconnues

  • Quels parkings seront mis en Courte Durée ou en Longue Durée ?

  • Certains parkings sont essentiellement occupés par les riverains. Leur stationnement deviendra payant. Est-ce nécessaire ? Y aura-t-il des tarifs particuliers pour les Eaubonnais ?

  • En longue durée, y aura-t-il des abonnements ?

Dernière chance d’amender une décision arbitraire

Il s’agit simplement de choix politique. Les élus de notre groupe se sont exprimés et s’opposeront encore à ce projet s’il n’évolue pas dans l’intérêt des habitants ! Seule une mobilisation massive de tous les Eaubonnais pourra empêcher ce projet dangereux pour notre ville. D’ailleurs une pétition d’habitants circule sur les réseaux sociaux.

Faites entendre votre voix lors des réunions publiques d’information !

  1. 12 février 20h30 quartier Cerisaie J Macé – salle des fêtes

  2. 19 février 20h30 quartier JJ Rousseau – réfectoire école JJ Rousseau

  3. 21 février 20h30 quartier Flammarion – salle gymnase du Luat

  4. 22 février 20h30 quartier Paul Bert – réfectoire école Paul Bert

  5. 5 mars 20h30 quartier de l’Alliance – salle piscine rue des Bussys

  6. 8 mars 20h30 quartier Mont d’Eaubonne- salle des fêtes

 

Les membres de l’association Eaubonne Notre Ville, rassemblés autour des élus d’opposition sont à votre écoute, n’hésitez pas à nous laisser vos avis, nous apporter vos témoignages …

 

Nous serons présents au Marché dimanche 11 février à partir de 10h30. Venez nous rencontrer.

Nouveaux tarifs de stationnement, votés au conseil municipal du 20 décembre 2017

 

 Téléchargez le tract ENV_TractStationnement_def

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19 janvier 2018

L'ambition de gagner!Emmanuel Maurel

Maintenant la Gauche

 
Chère camarade, cher camarade,
 
Nous entrons dans la phase active de préparation du congrès d'Aubervilliers. Dans cette perspective, je t'invite à prendre connaissance du texte L'ambition de gagner et à le signer si tu en es d'accord. Le conseil national du 9 décembre a supprimé les contributions générales. Ce texte n'en est donc pas une.

Il est un texte d'entrée de Congrès et de positionnement général dont la visée est un rassemblement large à vocation majoritaire sur des positions claires et sans ambiguïté. Il sera suivi par un texte d'orientation (nouveau nom des motions).

Tu peux signer ce texte en envoyant un email à contact@emmanuelmaurel.fr en indiquant tes nom, prénom, fédération et éventuelles responsabilités internes et mandats, ou en allant sur le site http://ambitiondegagner.fr/.

Emmanuel MAUREL
 
 
Lire le texte

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16 décembre 2017

Pour un nouveau projet du Grand Paris au service de TOUS les Franciliens

Créée en 2016, la Métropole du Grand Paris regroupe aujourd'hui 7 millions d’habitants dans 131 communes (Paris, les 123 communes de la petite couronne et 7 communes de la grande couronne parisienne dont la ville d'Argenteuil pour le Val d'Oise). 

De fait, elle intègre un espace bien plus large, celui de la région Île-de-France où vivent 12 millions d’habitants répartis dans 1 276 communes elles-mêmes regroupées en Intercommunalités  (d'Agglomérations et de Communes)  au sein des 8 départements de la petite et grande couronne.

La Région Ile de France est confrontée à un paradoxe important puisqu'elle concentre le plus de richesses avec 30 % du PIB national tout en étant celui où les inégalités sont les plus fortes.

 

Aujourd'hui, le président de la République souhaite réformer la Métropole du Grand Paris, et devrait réunir les élus d’Ile-de-France début février pour lancer le chantier qui devrait déboucher sur un projet de loi en 2018.

 

Aussi, les Elus Socialistes et Républicains du Val d'Oise souhaitent poser les principes qui doivent à  leurs yeux guider le futur projet métropolitain.

 

-        Parce que le développement de la Région capitale ne peut conduire au renforcement des inégalités territoriales, le projet métropolitain doit être facteur de cohésion et non d'une fracture entre ses territoires.

Parce que nous réaffirmons notre attachement à la nécessaire cohésion des territoires et à la péréquation, gage de  la solidarité territoriale, le scénario d'une annexion de territoires « utiles économiquement »  à la MGP  comme la zone aéroportuaire de  Roissy - Charles-de-Gaulle ou le campus de Saclay est tout simplement  inenvisageable. 

Nous considérons donc que la Métropole du Grand Paris doit pouvoir corriger les inégalités économiques, sociales, territoriales et environnementales existantes en faisant de cette institution un instrument de cohésion et de péréquation du territoire de la région Ile-de-France. Son périmètre ne peut ainsi accentuer les disparités entre les territoires, et mettre à l’écart de son développement  près de 5 millions sur les 12 que compte actuellement la Région Île-de-France.

Nous proposons donc que le territoire nouvelle MGP se confonde avec celui de la Région qui pourrait d'ailleurs se dénommer la " IDF - Grand Paris".

 

-        Parce ce que la région capitale ne peut plus continuer à être administrée sur cinq échelons administratifs, nous prônons une clarification de l'administration de nos territoires en fonction du rôle des  différents acteurs  et de la pertinence de leur action.

 

Nous proposons donc de confier :

§  l'action de proximité au bloc communal, (communes et intercommunalités), pierre angulaire de l'organisation territoriale  afin de maintenir les services publics locaux dans une réelle proximité avec les habitants et les usagers. C’est la condition sine qua non pour mener une politique individualisée au service des usagers. Les intercommunalités auront à construire un projet de territoire afin d'accélérer la mutualisation des activités.

 

§  la définition des politiques publiques et stratégiques et de leurs mises en œuvre à la Région "IDF-Grand Paris". Ainsi les schémas régionaux en termes d’aménagement durable du territoire, de gestion des déchets, de développement économique, de formation, de tourisme, d'infrastructures doivent garder leur caractère prescripteur car ils sont aujourd’hui les outils d’un développement solidaire pour peu que l’orientation politique y soit portée

 

Les compétences restantes des départements seront réparties entre l'Etat (RSA), la Région (collèges), la Région ou les Intercommunalités (routes et autres domaines).

De même, nous réaffirmons l’évidence que chaque transfert éventuel de compétences doit également être accompagné de manière équivalente d’un transfert de ressources dynamique suffisantes pour leur exercice.

 

-        Parce que cette clarification ne saurait se résumer à un débat entre élus ou à une réflexion en termes de périmètres des territoires, nous souhaitons que ce soit les Franciliens  qui aient à arbitrer dans le cadre démocratique l'ensemble des choix politiques. Nous souhaitons dès lors que la représentativité des élus soit clarifiée pour l'ensemble des différents échelons de la nouvelle administration territoriale.

 

-        Parce que la continuité de l’action publique ne saurait être à sens unique, nous demandons à l’Etat de especter ses engagements, notamment en matière d’infrastructures de transport dans le cadre du Grand Paris Express (prolongement de la ligne 17), afin de poursuivre le décloisonnement.  La nouvelle organisation envisagée par le gouvernement ne pourrait avoir pour  première conséquence de remettre en cause les projets régionaux et métropolitains en cours en matière de transports ferroviaires alors qu'il convient, plus que jamais, d'accélérer la modernisation des transports franciliens existants.

A l'inverse, la simplification de l'organisation territoriale devra être engagée au niveau des services décentralisés de l'Etat afin de fournir des interlocuteurs uniques aux différents échelons de l'administration du territoire de l'Ile de France et renforcer le rôle des préfets dans la coordination des actions de l’Etat sur le territoire.

 

 

Ainsi, en opposition à une région Île-de-France à « plusieurs vitesses » sera mis en place les outils démocratiques pour stimuler l’attractivité de l’ensemble de l’espace francilien, tant par son activité économique, que par sa capacité à proposer à ses habitants un cadre de vie et une qualité de vie fondés sur un projet de développement partagé.

 

 

Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains

Fédération du Val d'Oise du Parti socialiste

29, rue Francis Combe

95000 CERGY

01 30 75 89 40

udesr@ps-95.com

 

 

Pour un nouveau projet du Grand Paris au service de TOUS les Franciliens

 

Créée en 2016, la Métropole du Grand Paris regroupe aujourd'hui 7 millions d’habitants dans 131 communes (Paris, les 123 communes de la petite couronne et 7 communes de la grande couronne parisienne dont la ville d'Argenteuil pour le Val d'Oise). 

De fait, elle intègre un espace bien plus large, celui de la région Île-de-France où vivent 12 millions d’habitants répartis dans 1 276 communes elles-mêmes regroupées en Intercommunalités  (d'Agglomérations et de Communes)  au sein des 8 départements de la petite et grande couronne.

La Région Ile de France est confrontée à un paradoxe important puisqu'elle concentre le plus de richesses avec 30 % du PIB national tout en étant celui où les inégalités sont les plus fortes.

 

Aujourd'hui, le président de la République souhaite réformer la Métropole du Grand Paris, et devrait réunir les élus d’Ile-de-France début février pour lancer le chantier qui devrait déboucher sur un projet de loi en 2018.

 

Aussi, les Elus Socialistes et Républicains du Val d'Oise souhaitent poser les principes qui doivent à  leurs yeux guider le futur projet métropolitain.

 

-        Parce que le développement de la Région capitale ne peut conduire au renforcement des inégalités territoriales, le projet métropolitain doit être facteur de cohésion et non d'une fracture entre ses territoires.

Parce que nous réaffirmons notre attachement à la nécessaire cohésion des territoires et à la péréquation, gage de  la solidarité territoriale, le scénario d'une annexion de territoires « utiles économiquement »  à la MGP  comme la zone aéroportuaire de  Roissy - Charles-de-Gaulle ou le campus de Saclay est tout simplement  inenvisageable. 

Nous considérons donc que la Métropole du Grand Paris doit pouvoir corriger les inégalités économiques, sociales, territoriales et environnementales existantes en faisant de cette institution un instrument de cohésion et de péréquation du territoire de la région Ile-de-France. Son périmètre ne peut ainsi accentuer les disparités entre les territoires, et mettre à l’écart de son développement  près de 5 millions sur les 12 que compte actuellement la Région Île-de-France.

Nous proposons donc que le territoire nouvelle MGP se confonde avec celui de la Région qui pourrait d'ailleurs se dénommer la " IDF - Grand Paris".

 

-        Parce ce que la région capitale ne peut plus continuer à être administrée sur cinq échelons administratifs, nous prônons une clarification de l'administration de nos territoires en fonction du rôle des  différents acteurs  et de la pertinence de leur action.

 

Nous proposons donc de confier :

§  l'action de proximité au bloc communal, (communes et intercommunalités), pierre angulaire de l'organisation territoriale  afin de maintenir les services publics locaux dans une réelle proximité avec les habitants et les usagers. C’est la condition sine qua non pour mener une politique individualisée au service des usagers. Les intercommunalités auront à construire un projet de territoire afin d'accélérer la mutualisation des activités.

 

§  la définition des politiques publiques et stratégiques et de leurs mises en œuvre à la Région "IDF-Grand Paris". Ainsi les schémas régionaux en termes d’aménagement durable du territoire, de gestion des déchets, de développement économique, de formation, de tourisme, d'infrastructures doivent garder leur caractère prescripteur car ils sont aujourd’hui les outils d’un développement solidaire pour peu que l’orientation politique y soit portée

 

Les compétences restantes des départements seront réparties entre l'Etat (RSA), la Région (collèges), la Région ou les Intercommunalités (routes et autres domaines).

De même, nous réaffirmons l’évidence que chaque transfert éventuel de compétences doit également être accompagné de manière équivalente d’un transfert de ressources dynamique suffisantes pour leur exercice.

 

-        Parce que cette clarification ne saurait se résumer à un débat entre élus ou à une réflexion en termes de périmètres des territoires, nous souhaitons que ce soit les Franciliens  qui aient à arbitrer dans le cadre démocratique l'ensemble des choix politiques. Nous souhaitons dès lors que la représentativité des élus soit clarifiée pour l'ensemble des différents échelons de la nouvelle administration territoriale.

 

-        Parce que la continuité de l’action publique ne saurait être à sens unique, nous demandons à l’Etat de respecter ses engagements, notamment en matière d’infrastructures de transport dans le cadre du Grand Paris Express (prolongement de la ligne 17), afin de poursuivre le décloisonnement.  La nouvelle organisation envisagée par le gouvernement ne pourrait avoir pour  première conséquence de remettre en cause les projets régionaux et métropolitains en cours en matière de transports ferroviaires alors qu'il convient, plus que jamais, d'accélérer la modernisation des transports franciliens existants.

A l'inverse, la simplification de l'organisation territoriale devra être engagée au niveau des services décentralisés de l'Etat afin de fournir des interlocuteurs uniques aux différents échelons de l'administration du territoire de l'Ile de France et renforcer le rôle des préfets dans la coordination des actions de l’Etat sur le territoire.

 

 

Ainsi, en opposition à une région Île-de-France à « plusieurs vitesses » sera mis en place les outils démocratiques pour stimuler l’attractivité de l’ensemble de l’espace francilien, tant par son activité économique, que par sa capacité à proposer à ses habitants un cadre de vie et une qualité de vie fondés sur un projet de développement partagé.

Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains

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03 décembre 2017

Braderie à Eaubonne du Secours populaire

Les Bénévoles du Comité d'Eaubonne du Secours Populaire Français

 

vous invitent à la

 

BRADERIE DE JOUETS ET DE LIVRES POUR ENFANTS

 

le

 

Dimanche 10 Décembre 2017

de 10 H à 18 H

Salle des Fêtes d'Eaubonne

(Sous la Mairie)

 

Vous trouverez des jouets , des jeux

et

des livres pour les enfants et les jeunes

Les bénévoles du Comité vous accueilleront avec plai

 

 

+

 

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07 novembre 2017

CSG, le casse du siècle continue !

Par Boris Vallaud , député Nouvelle Gauche (PS) des Landes

Les retraités paieront 4,5 milliards d’euros par an pour les entreprises, ce qui reviendra à baisser le coût du travail et, si nous n’y veillons pas, à augmenter les dividendes des actionnaires.

Les baby-boomers ont tout eu, et, en plus, ils laissent des dettes ! Comme une table pas débarrassée après de somptueuses agapes ! Il est temps qu’ils se sentent coupables et qu’ils paient pour cela !

Voilà le point de diagnostic dont on voudrait faire le point de réconciliation au-delà des clivages… faire payer les retraités au nom de la solidarité intergénérationnelle. Puisqu’il s’agirait de solidarité, on aimerait y croire. Mais l’histoire qu’on raconte aux grands enfants que nous sommes n’est pas celle que, dans les faits, ce gouvernement écrit.

Les retraités, en effet, auquel le gouvernement fait payer une seconde fois les cotisations qu’ils ont acquittées lorsqu’ils étaient actifs, ont un niveau de vie, certes légèrement supérieur à la moyenne de la population, mais légèrement inférieur à celui des actifs et, en particulier, des actifs en emploi. Cela n’a d’ailleurs pas beaucoup de sens de traiter les retraités en bloc : il y a des retraités pauvres, il y a des retraités modestes, il y a des retraités aisés, il y a des retraités riches et même à l’ISF. Pour le plus grand nombre, la CSG augmentera dès 1 289 euros de retraite mensuelle, tandis que pour les pensions les plus élevées, avec la flat-tax [taux d’imposition unique, ndlr], la CSG n’augmentera pas…

Mais surtout, dans leur grande majorité, les retraités actuels sont nés entre 1927 et 1957. Des générations qui, pour les plus anciennes, ont connu la guerre, les privations et les années difficiles de l’après-guerre. L’Ined relève une surmortalité pour les hommes nés entre 1941 et 1951 ainsi que pour les femmes nées entre 1941 et 1956. Stigmate d’une génération de privilégiés ? Non.

Et quand bien même les retraités d’aujourd’hui vivraient, pour la plupart, une retraite moins difficile que celle de leurs parents, faudrait-il s’en désoler ? Non, car cela s’appelle le progrès. Et d’ailleurs, si leurs ressources sont supérieures aux générations précédentes, avec la crise qui dure depuis des décennies, les retraités sont largement mis à contribution pour aider leurs enfants et petits-enfants, quand il ne s’agit pas de leurs propres parents dans la dépendance. Et ils n’attendent pas, pour faire preuve de cette solidarité intergénérationnelle que l’on invoque, qu’on les y contraigne.

Pour ma part, je ne me résous pas à l’idée que les générations futures vivront nécessairement moins bien que leurs aînées. Je laisse ce fatalisme aux déclinistes de tout poil, à ceux qui, sans le dire jamais, ont renoncé à une certaine idée du progrès et de la politique. Mais admettons cependant qu’accroître la CSG relèverait de la solidarité intergénérationnelle et acquiesçons, dès lors, à son principe pour créer une allocation d’autonomie pour les jeunes, pour accroître le nombre de places en crèche ou pour augmenter l’allocation de prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)… S’agit-il de cela ? Non, la CSG des retraités ne vient pas soutenir les dispositifs en faveur de l’enfance ou de la jeunesse. En même temps que 8 millions de retraités paieront la CSG, 150 000 familles n’auront plus droit à la Paje… La vérité, il faut la chercher derrière les discours, au-delà du marketing politique. Il faut que le travail paie, proclame le gouvernement. Il a raison et je serais tenté d’ajouter, «qu’il paie bien». Mais est-ce vraiment aux retraités de financer les gains de pouvoir d’achat promis aux actifs par le gouvernement, qui augmente la CSG d’un côté pour baisser les cotisations salariales de l’autre ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : ce sont les retraités et non les employeurs qui financeront l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs. Quand votre employeur vous refuse une augmentation, est-il juste d’aller la prendre dans le porte-monnaie de votre grand-mère ? Bien sûr que non ! Qui dans ces conditions peut croire sérieusement que ce gain de pouvoir d’achat sera durable ? A quoi joue le gouvernement ? La vérité, il faut aller la chercher dans l’étude d’impact du projet de loi de financement de la sécurité sociale, annexe 10 page 26 : «La baisse du coin fiscalo-social […] va entraîner un ajustement à la baisse des salaires bruts et donc une baisse du coût du travail.» Que faut-il comprendre derrière cette phrase qui aura échappé au plus grand nombre ? Que la hausse de pouvoir d’achat sera bien temporaire, que la priorité va, en réalité, à la baisse du coût du travail. Le pari fait par le gouvernement est clair, on ne saurait d’ailleurs s’en étonner : les salaires n’augmenteront pas dans les années à venir. Chacun sait ce qui va se produire en la matière : les entreprises se sentiront dispensées de procéder aux augmentations annuelles. Lors des négociations salariales, les employeurs pourront dire à leurs salariés : vous avez déjà eu votre augmentation de pouvoir d’achat, vous avez déjà eu les étrennes de votre grand-mère, n’insistez pas.

Les retraités ne paieront donc pas pour les actifs, ils paieront 4,5 milliards d’euros par an pour les entreprises et, si nous n’y veillons pas, pour les dividendes des actionnaires. C’est là la véritable histoire. Après avoir fait les poches des plus pauvres pour remplir celles des plus riches, le gouvernement fait celles des plus âgés pour dispenser les employeurs de mettre la main à la leur… CQFD

Boris Vallaud député Nouvelle Gauche (PS) des Landes

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Castaner de rien ! Thomas Legrand

Christophe Castaner sera donc le secrétaire général de La République En Marche…

On a ironisé sur LR, son seul vrai candidat pour sa présidence et sa campagne sans débat. Et voilà que le parti censé rénover la politique fait pire. ChristActualitésophe Castaner n’est pas en cause. Au contraire, il représente un type d’élu de terrain, ayant eu une vie avant la politique, avec un parcours loin des trajectoires rectilignes de l’excellence qui éloignent parfois des réalités. Non, ce qui pose problème dans cette nomination c’est justement que cela en soit une ! À peine déguisée en approbation par acclamation. Macron a désigné Castaner. Le président «de tous les Français», supposé au-dessus des partis, nomme le Chef d’un parti. Il nomme son plus proche affidé qui ne fait pas mystère de son allégeance totale. 

Tous les présidents se sont intéressés de près au parti majoritaire, non ?

Oui, de Gaulle inclus, singeant le surplomb arbitral, alors qu’en douce il peaufinait l’organigramme du parti depuis l’Elysée. Pourtant ce n’est pas l’esprit de nos institutions : le président, directement élu par les Français, n’est pas le chef de la majorité, il n’est pas responsable devant le parlement mais devant tous les Français! Il devrait donc, une fois élu, se dégager de tous cadres partisans. Il n’en est rien et la pratique duplice est entrée dans les mœurs. Plus personne ne s’en émeut alors qu’elle nourrit la dé-crédibilisation de la politique. Il est frappant, par ailleurs, que LREM ne suscite pas plus de réflexion en son sein sur l’idéologie qu’elle entend véhiculer, l’utopie qu’elle voudrait proposer, la société qu’elle souhaite créer. En réalité, En Marche est un formidable outil de remplacement général du personnel politique. Mais le renouvellement des personnes -aussi indispensable soit-il- ne garantit pas celui des idées. A la décharge du macronisme, tout s’est passé vite et à l’envers. Normalement un parti se structure, s’enracine et après avoir imposé ses vues, accède, éventuellement, au pouvoir. Mais là c’est l’inverse ! LERM doit maintenant se définir, bien au-delà de ses seules vues à peu près claires, ses vues économiques. On en est toujours au même point depuis 6 mois. Qu’est-ce que le macronisme ? Même les macronistes ne peuvent pas répondre ! Vers où sont-ils En Marche ? Un parti qui a pour nom un moyen de locomotion ne dit pas où il va. Quelle est sa conception de la laïcité, de la sécurité, de l’écologie, de l’éducation, de l’immigration, comment agence-il liberté et égalité ? Pour la 1ère fois, on va voir un parti se structurer idéologiquement non pas en parlant au futur mais au présent. Et ça peut être passionnant parce que chaque idée sera confrontée, sur le champ, à sa faisabilité. Aucune idée démagogique, destinée à arriver au pouvoir, ne pourra être avancée, puisque LREM est déjà au pouvoir ! Cette situation est inédite et singulière. Ce parti peut demeurer une écurie, un fan-club idéologiquement vide, aveuglé par l’aura de son chef, ou alors un laboratoire innovant, une fabrique politique obligée de combiner (pour une fois !) le souhaitable au possible : LERM peut engendrer le pire ou le meilleur de la politique. Voilà ce qui pèse sur les épaules de Christophe Castaner.

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30 octobre 2017

RESTER VIVANTS (Emmanuel MAUREL Député européen socialiste)


Paul Klee, Roses héroïques, 1938

Faudra-t-il que chaque socialiste se fasse collapsologue ? On le sait, la science de l’effondrement a le vent en poupe. Les civilisations et les sociétés sont mortelles, c’est encore plus vrai des partis. Au terme d’un quinquennat éprouvant, le paysage politique français est dévasté : seuls les indécrottables optimistes sont assurés que le Parti Socialiste y jouera un rôle demain.

Il y a en effet peu d’exemples, lointains ou récents, d’un mouvement qui se redresse rapidement après avoir subi de telles défaites. Au-delà de “l’accident industriel” de la présidentielle (6,36%), le résultat des législatives (moins de 30 sièges et à peine 2 millions de voix, soit  8 de moins qu’en 2012 et plus de deux fois moins qu’en 1993 !) témoigne de l’ampleur du désaveu.

Et chacun de pronostiquer une “SFIO-isation” du PS (un délitement lent mais irréversible), voire même une peu glorieuse « PASOK-isation » (une dégringolade rapide). Rares sont ceux qui nous assignent un rôle autre que celui de simple supplétif : destin indigne de ce que fut notre parti, indigne de ce qu’il représenta dans l’histoire de la Veme République.

Sans être des fétichistes de l’organisation, tous les adhérents et les sympathisants du PS, et ce quelles que soient leurs convictions et leurs options dans la période récente, souffrent de cette image dégradée, de cette impression d’effondrement politique.

La foi dans la survie et le redressement du PS tient donc bien du pari, au sens quasi existentiel du terme. Un pari qu’il faut relever, mais en faisant preuve d’une humilité et d’une lucidité dont nous ne sommes pas coutumiers.

Humilité donc. Il est hardi d’affirmer péremptoirement ce qu’il convient de faire. Il est peut-être un peu plus simple d’énumérer ce qui, selon nous, il faut absolument éviter.

 

Le déni et la stratégie de la « volvation »

Premier écueil : ne pas verser dans le relativisme, voire le simple déni. Je sais qu’il est tentant, par temps de crise, de s’adonner à ce que, dans le règne animal, les zoologistes appellent la volvation : l’action de se rouler en boule, de se recroqueviller sur soi-même pour se protéger d’un monde hostile, d’une menace.

Relativiser, c’est ce que font les camarades qui pensent que la politique, à l’instar de l’économie, est régie par des cycles plus ou moins réguliers. En vertu d’une loi quasi naturelle, ce qui a été défait hier triomphera à nouveau demain. En bref, le PS, du fait des erreurs des uns et de l’impéritie des autres, serait mécaniquement appelé à retrouver la faveur des électeurs. On sait que ce cas de figure advint : Le redressement socialiste le plus spectaculaire intervint au milieu des années 90 : quatre ans à peine séparent la Berezina de 1993 de la victoire de 97. Dès lors, il suffirait d’un bon vieux ripolinage, agrémenté de couplets solennels sur la nécessaire “refondation” pour reprendre tranquillement la route : “business as usual ». Mais la nouvelle configuration du paysage électoral et l’ampleur du désenchantement démocratique rendent ce scénario peu probable.

Peu probable aussi, la survie du PS sans un débat sérieux et approfondi sur notre bilan. Je comprends que certains, pas forcément mal intentionnés, jugent opportun d’enjamber la discussion sur le quinquennat passé, qui, inévitablement, ferait apparaître entre nous de vraies divergences à un moment où nous n’en avons pas besoin. Le risque est grand en effet que la discussion se résume à une confrontation entre un paresseux “c’est la faute de François Hollande” et un contestable “c’est la responsabilité des frondeurs”. Je fais le pari que nous formons un collectif suffisamment intelligent pour ne pas en rester là.  D’autant que rien ne nous empêche  de nous livrer à une lecture critique élargie à la dernière décennie. Mais il faut le faire, et vite. Si nous mettons le débat sous le tapis, les Français ne verront pas de raison d’interrompre ce qu’ils ont commencé, c’est à dire un grand coup de balai.

Ne pas verser dans le déni, ne pas occulter la nécessité d’un retour critique sur nos années de pouvoir, dresser lucidement la liste de nos faiblesses et de nos forces, de nos handicaps et de nos atouts.

Parmi ceux-là, il y a incontestablement la puissance de notre réseau d’élus. Pour autant, je ne crois pas que le salut viendra des seuls “territoires”.  Je suis loin de partager l’analyse de Jean-Christophe Cambadelis, qui, dans un récent entretien, nous assignait comme ambition de former “une confédération d’élus locaux qui conduisent une décentralisation écologique et participative”. C’est se rassurer à bon compte que de considérer que la persistance d’un socialisme local nous prémunit de graves déconvenues.  La SFIO croupissante elle-même s’enorgueillissait de cette tradition d’implantation municipale qui la rendait supposément invincible. Ce maillage territorial peut retarder la disparition du parti, mais pas enrayer un processus. Le dévouement de nos édiles, les innovations dont nous sommes légitimement fiers, tous les brevets de bonne gestion imaginables, constituent des points d’appui intéressants. Mais ils ne pourront pas se substituer à un projet global et à une organisation nationale.

 

De la clarté avant toute chose

Sortis essorés d’un quinquennat qui nous aura vu tourner le dos à bon nombre d’engagements, malmener certains de nos principes les plus élémentaires et, par-là, décontenancer parmi nos électeurs les plus fidèles, il nous revient, pour rebondir, de sortir d’une ambiguïté mortifère.

La campagne de la présidentielle, mais surtout celle des législatives, laissera des traces durables. Au film navrant du divorce en direct entre un candidat légitimé par des primaires et des dirigeants tourneboulés a succédé le spectacle tragi-comique d’une panique générale, d’un concours parfois peu ragoûtant de « sauve qui peut »

Le nouveau pouvoir, dans sa grande mansuétude et avec une pointe de sadisme, a certes décidé d’épargner une poignée de députés sous prétexte qu’ils faisaient montre de bonne volonté ( pendant que d’autres affrontaient le suffrage universel avec les seuls poing et rose). Mais la confusion ainsi entretenue ne pouvait que décourager jusqu’à nos électeurs les plus indulgents. Confusion qui devait se prolonger lors du vote de confiance au nouveau gouvernement, au cours duquel le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, pourtant réduit à portion congrue, se divisa en trois.

On me rétorquera que c’est l’honneur des socialistes que de savoir privilégier la nuance, la pensée complexe, et de fuir le manichéisme comme la peste. Mais si le clair-obscur a fait la fortune de certains grands peintres, il ne réussit guère aux politiques dans les périodes troublées. Pour être audible, nul besoin de grosse caisse : mais il faut que le coup d’archet soit net et précis pour être perçu distinctement dans le brouhaha.

D’où l’importance du débat sur notre positionnement par rapport au nouveau pouvoir. Nous sommes pleinement dans l’opposition. Cela ne signifie pas que nous versions dans la mauvaise foi. Mais que nous soyons capable, sans barguigner, de caractériser le “macronisme”. Les premiers mois du gouvernement Philippe nous y aident, et devraient, enfin, déciller les yeux de ceux qui “attendaient pour voir” ou qui rêvaient tout haut d’un “deuxième temps social démocrate” du quinquennat. Car derrière le récit parfois habile et l’affichage volontariste, il n’y a rien d’autre qu’une grande entreprise, celle de la normalisation libérale au service d’une minorité de possédants.

 

Pour une refondation idéologique. 

Il est banalement évident qu’un parti de gouvernement comme le nôtre ne peut en rester à la seule dénonciation du pouvoir en place, même si celle-ci est un préalable. L’élaboration de contre-propositions est indispensable, quoique compliquée pour un parti qui vient de quitter le pouvoir : les gens nous ont vus à l’œuvre!

Certes, au delà du jugement sévère qu’ils portent sur le quinquennat (et singulièrement sur les deux dernières années qui nous virent sombrer avec la déchéance de nationalité et la loi travail), ils savent que nous ne manquons ni de bons techniciens, ni de bons gestionnaires. Mais cela fait longtemps que ce qui fut notre “base sociale” ne comprend plus quelle est notre visée ultime. Or un projet se nourrit d’une vision du monde, d’une grille de lecture de la société (j’ajouterai aussi d’un vocabulaire, tant celui ci, appauvri et technocratisé à l’extrême, semble souvent déconnecté de la réalité du monde réel). Aujourd’hui, à l’instar de bien des partis frères, nous ne nous contentons souvent que d’une vague allusion au “progressisme”, mot qui ne rassure guère tant il a été galvaudé.

Peut être serait-il donc utile d’en revenir aux fondamentaux : il n’y a pas de socialisme sans contestation radicale du système économique et de l’idéologie dominante qui le sert. Situation ô combien paradoxale ! Jamais la nature morbide du capitalisme n’est apparue aussi crûment dans la lumière. Violent, destructeur, irrationnel, générateur d’inégalités. Invivable donc, pour la majorité des habitants de la planète, et pour la planète elle même. Bref “une force qui va”, certes, mais surtout un système d’accumulation sans morale, sans autre but que sa perpétuation et sa “croissance” illimitée, alimentée par une consommation délirante. Or son emprise culturelle est telle que ceux qui sont censés lui opposer une alternative, à tout le moins organiser la résistance à sa course folle (les mouvements de gauche, et donc le nôtre) paraissent de plus en plus tétanisés, comme effarés par une dynamique qu’ils ont fini par croire irrépressible.

On invoque doctement la “complexité du monde” pour légitimer nos reculs et nos renoncements, là où, justement, les grandes mutations que nous connaissons (numérique, robotisation, urgence écologique, transhumanisme, etc…) rendent plus nécessaires encore la promotion d’une doctrine fondée sur l’émancipation, l’égalité, le primat du politique, le refus de l’argent roi, la souveraineté populaire.

La social-démocratie meurt de ne rien oser. Sa pusillanimité légendaire (quand elle ne se borne pas, au nom de l’audace réformatrice, à singer purement et simplement la droite) peut passer pour de la prudence bienvenue dans ce monde violent et incertain. Faute d’affronter le “mur de l’argent” et de construire un rapport de forces social susceptible d’imposer un compromis favorable au monde du travail, le camp progressiste en est réduit, trop souvent, à promouvoir comme seul et piteux message “avec nous, c’est mieux que si c’était pire”, certes enrubanné dans une communication parfois réussie. Ce social-défaitisme, qui n’est rien d’autre que la théorisation de notre résignation, explique que nous ayons été, progressivement, abandonné par les classes populaires que nous étions censés prioritairement défendre, sans convaincre les classes moyennes qu’on confond, à tort, avec les seuls habitants des métropoles intégrées.

Condamnée à lancer de vains anathèmes contre les “populismes” qui ne se nourrissent que de ses défaillances, à dénoncer le conservatisme “sociétal” de la droite pour mieux s’en approcher sur les questions économiques, la social -démocratie s’éteindra à bas bruit si elle ne reprend pas confiance dans l’actualité de son message et la pertinence de son combat. Cela implique de remettre l’égalité au coeur de son programme. Et d’en tirer toutes les conclusions que cela implique en matière de politiques publiques.

Je n’ai évidemment pas la place ici de développer ce que pourraient être les grandes lignes d’un programme de transformation sociale dans lequel le partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs, aurait toute sa place. Je me contenterais d’affirmer qu’en France, le socialisme sera anti-libéral et républicain ou ne sera pas. Car la visée émancipatrice ne concerne pas seulement la sphère économique : la “société de marché” s’accommode en effet fort bien des communautarismes et des différentialismes. A nous de ne pas renoncer à promouvoir l’idée d’un individu autonome de toutes les tutelles et de tous les clergés (d’où l’importance, par exemple, de la laïcité), dans une société régulée par le garant de l’intérêt général, l’Etat.

 

En finir avec la théorie des gauches irréconciliables

La plupart d’entre nous en sommes convaincus : Le redressement passera forcément, à terme, par une forme de dépassement. Il serait vain de se référer à des modèles historiques aussi prestigieux qu’anachroniques ( le congrès d’Epinay en est un), mais rien n’interdit d’en méditer les logiques qui furent à l’œuvre.

S’affirmer puis se rassembler. Cela devrait être, en quelque sorte, notre viatique. Je ne crois pas utile de raisonner en terme “d’espace politique”. Nous ne sommes pas une part de marché. La question n’est donc pas tant celle de la “place” laissée entre LREM et FI que celle de notre utilité historique. Nous croyons que le socialisme est une idée neuve, c’est aussi simple que ça.

Faut il pour autant en rester à la théorie de l’équidistance, ou, dit autrement, à celle du “ni-ni” (ni Macron ni Mélenchon)?  Je ne le crois pas. Et notre électorat non plus. Unitaire, il l’est davantage que nous, lui qui se reporte quasiment à 100% sur les candidats de la France Insoumise au deuxième tour des législatives quand ceux-là sont opposés aux candidats d’En Marche ou de LR. Car, aussi choquant que cela puisse paraître à certains, nos différences avec la France Insoumise sont de degré quand celles avec En marche sont de nature.

Rien de ce qui est à gauche ne nous est étranger, et rien de grand ne se fait dans ce pays, pour le monde du travail, sans rassemblement de la gauche.

Bien sûr, celle-ci, dont les contours sont mouvants et l’histoire équivoque, a toujours été plurielle, diverse, traversée par de sérieuses contradictions. Mais notre rôle de militant est précisément de tout faire pour rapprocher les points de vue, unifier les mots d’ordre, en vue de l’action transformatrice commune.

Contre vents et marées, contre les tentations centrifuges, les réflexes boutiquiers, les provocations verbales, nous devons toujours, inlassablement, plaider pour le rassemblement le plus large possible. C’est pourquoi, à la mortifère théorie des “gauches irréconciliables”, nous opposerons toujours la convergence des luttes. Celle-ci viendra. Le plus tôt sera le mieux.

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24 octobre 2017

Détachement des travailleurs : la poudre de perlimpinpin d’Emmanuel Macron

Hier soir, tard dans la nuit, les Etats membres ont adopté leur position de négociation sur la révision de la directive détachement des travailleurs. Cet accord marque une défaite totale de la France dans cette négociation du fait des erreurs stratégiques du Président de la République fran

Ce dernier avait fait du passage de 24 à 12 mois la revendication phare de la France : pourtant, la durée moyenne de détachement d’un travailleur est de 98 jours. Pourquoi avoir cédé sur des points réels pour tenter d’obtenir une mesure inutile, le passage à une durée de 12 mois, qui s’est transformée à 18 mois de fait avec les 6 mois supplémentaires après notification ?

Pour arracher ce hochet électoral, inutile sur le fond, la France a fait perdre de nombreux mois dans la révision de la directive détachement des travailleurs. Pire, elle a abandonné des avancées réelles, notamment en acceptant le report des mesures indispensables pour empêcher le dumping social dans le secteur du transport routier, conditionnées à l’adoption de nouvelles règles dans le cadre du Paquet mobilité. Aucune échéance n’est fixée pour l’adoption de ce Paquet mobilité ce qui fragilise d’autant plus l’application du principe fondamental « à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail » dans le secteur du transport routier. Ce compromis crée les conditions d’un dumping social légalisé dans les transports et d’une discrimination intolérable entre les travailleurs détachés selon leur secteur d’activité.

Le Parlement européen a adopté la semaine dernière une position qui ne sacrifiait pas le transport routier sur l’autel de la communication politique. C’est pourquoi nous lutterons pour corriger cet accord au rabais accepté à des fins purement électoralistes. Nous refusons que les chauffeurs routiers fassent office de variable d’ajustement et nous prendrons nos responsabilités pour défendre la justice sociale pour tous en Europe, qui passe par l’extension de la base légale du détachement pour qu’elle ne repose pas uniquement sur la libre prestation de services, mais intègre également la nécessité de protéger les droits des travailleurs, de tous les travailleurs. C’est le seul moyen pour que la Cour de Justice de l’Union européenne prenne enfin au sérieux la lutte contre le dumping social !

 

 

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SNC Solidarités Nouvelles face au Chômage, concert de soutien Vendredi 10 novembre 2017

 

L’association SNC Solidarités Nouvelles face au Chômage, qui compte 3 groupes de solidarité sur le Val d’Oise à Bouffémont, Emont et Eaubonne organise le Vendredi 10 novembre 2017 à 20h30 à la salle des fêtes d’Eaubonne (sous la Mairie) un concert de soutien afin de faire connaître son engagement et collecter des fonds pour financer son action (accompagnement des chercheurs d’emploi, création d’emplois solidaires, etc.) Voir flyer en pièce jointe.

 Ce sera l’occasion pour des artistes locaux qui débutent de se produire sur scène et pour ceux qui viendront les voir de découvrir de nouveaux talents.

 C’est avec un grand plaisir que je vous y accueillerai.

 Si vous n’êtes pas disponibles mais souhaitez en savoir plus sur SNC, soutenir son action, n’hésitez pas à consulter le site https://snc.asso.fr

 N’hésitez pas à en parler autour de vous.

Michel Le Brun bénévole au groupe de solidarité d’Eaubonne
06 07 19 62 12
groupe-eaubonne@snc.asso.fr

https://snc.asso.fr

 

 

Posté par PS95600 à 11:05 - Permalien [#]

18 octobre 2017

Appel: le gouvernement doit rendre public l'impact de ses mesures fiscales en faveur des Français les plus riches

La réforme de la fiscalité du capital portée dans le projet de loi de finances pour 2018 en discussion à l’Assemblée nationale ne passe pas. Elle est rejetée par une large majorité de l’opinion. Elle a réveillée l’opposition de gauche et fait tiquer, y compris certains alliés du gouvernement. La question posée est toujours la même : mais à quoi peut bien servir de signer un chèque aux Français les plus aisés de 4,5 milliards d’euros (c’est à dire le coût de la réforme de l’ISF et de l’introduction d’une «flat tax» de 30% sur les revenus du capital)? Comme l’avait noté l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), «effectuer un chiffrage précis du coût de cette réforme et de son impact redistributif est rendu complexe du fait du manque criant de données relatives aux ménages les plus aisés». Pour y voir plus clair, Libération a donc lancé un appel ouve rt à tous les parlementaires et citoyens pour que le gouvernement ouvre enfin son livre de compte et fasse la lumière sur ce secret bien gardé.

«Parce que c’est un enjeu de transparence démocratique

Parce qu’avant de voter, le Parlement doit être en mesure d’évaluer les conséquences d’un budget sur le niveau de vie de tous les citoyens.

Parce que c’est la condition de l’acceptation des Français vis à vis de l’impôt

Nous, députés et sénateurs, demandons au gouvernement de rendre public l’impact de ses mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés (1) et sur les 100 Français les plus riches.»

(1) Notamment les 1% et les 0,1% des Français qui concentrent le patrimoine financier le plus important.

Signez la pétition sur change.org

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10 octobre 2017

Perturbateurs endocriniens : nouvelle victoire du Parlement européen

06/10/2017A la Une, Actualités, Au Parlement européen, ENVI0

Le Parlement européen a aujourd’hui rejeté par 389 voix la définition des critères qui permettront de définir les perturbateurs endocriniens. Cette définition, proposée par la Commission européenne et acceptée par la France, mettait en danger la santé des êtres humains car les critères retenus étaient ceux de l’industrie chimique et aboutissait à laisser sur le marché des poisons lents.

Cette nouvelle victoire de la démocratie face aux lobbies industriels et au mépris de la Commission doit nous inciter à poursuivre notre combat en faveur de la santé des citoyens européens et de notre environnement.

Retrouvez ci-dessous quelques articles qui reviennent sur les coulisses de cette bataille :

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26 septembre 2017

Braderie à Eaubonne du Secours populaire

Notre Comité du Secours populaire d'Eaubonne organise sa prochaine braderie 
                                     
                                                le : dimanche 8 octobre 2017 
                                                   de 10 heures à 18 heures
                                    à: l'Orangerie à Eaubonne (face à la poste)
                                      Il y aura des vêtements , du linge de maison...
Les bénévoles de notre Comité vous accueilleront avec plaisir.
Très cordialement
Yvette Retureau
Responsable du Comité

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