La Rose dans la vallée

29 mars 2017

Derniers jours pour donner votre avis sur le développement de notre ville

plu2

L'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) se termine le 3 avril. Le registre d’enquête est tenu à disposition à la Mairie et le commissaire enquêteur assurera sa dernière permanence le Lundi 3 avril 2017 de 14h à 17h.

Chacun peut prendre connaissance du dossier et consigner ses observations sur le registre ou adresser ses observations à l’attention de Madame Françoise DEMENTHON, commissaire enquêteur par courrier ou par voie électronique (enqueteplu@eaubonne.fr).

Dans notre regard, plusieurs points posent problème dans ce PLU :

1/ Densification
La densification prévue est très importante. Nous ne sommes pas contre une densification mais à condition que cela soit fait de manière raisonnée et maîtrisée !
Le point négatif réside dans le fait que la ville va mettre à disposition des promoteurs une grande quantité de terrains alors même que la ZAC de la gare n’est pas encore terminée. Ce qui est brutal c’est le rythme de construction décidé par le Maire au travers de son PLU. Une évolution moins rapide permettrait de mieux absorber les populations nouvelles et les changements d’organisation et de rythme de vie qui en découlent. Dans son projet, il y a un manque de fluidité, de fur et à mesure.

2/ Zone inondable
Pour ce qui est des projets d’immeubles dans le sud de la ville, c’est une zone inondable. Actuellement, à chaque construction, l’eau remonte et inonde le voisinage alors avec l’ampleur du projet … Projet qui nous semble vraiment mal calibré et mal équilibré pour le secteur car il prévoit beaucoup de grosses constructions et une petite zone naturelle.

3/Le classement du patrimoine bâti 
Avec + de 500 pavillons qui vont subir des contraintes fortes pour leurs travaux d’entretien et d’embellissement, ce classement ne nous semble pas le meilleur moyen de protéger l’esthétique de notre ville puisque le projet n’empêche pas la construction entre deux belles bâtisses, de maison de type « Phenix ». Par ailleurs, certains agrandissements très réussis, visibles sur notre ville, bois ou métal sur des maisons de caractères prouvent qu’il valait certainement mieux étudier au cas par cas comme c’était le cas dans le PLU précèdent ou encore protéger des rues entières pour éviter les écueils comme dans la rue Jeanne où une petite préfa a poussé entre deux meulières.

4/ Zone naturelle
Le PLU se vante d’une augmentation des zones N alors qu’il ne respecte ni l’équilibre des zones sur la ville ni l’historique des sols : des friches passent en zone N dans le nord de la ville pendant qu’une grande partie de celle du sud va disparaitre en faveur de constructions alors même que, pour le coup, c’était une vraie zone naturelle depuis toujours avec son ru et son écosystème.

5/Zone UF
La mise en place d’un zonage spécifique pour les équipements publics va permettre tout et n’importe quoi quel que soit le secteur ! Dans le PLU précèdent, les équipements publics suivaient les mêmes règles que le secteur dans lequel ils étaient construits par exemple 8 m maxi de hauteur dans les secteurs pavillonnaires…

6/ Val Joli
Abandon du projet UG pour le transformer en parc alors que ce secteur est déjà bien pourvu avec le parc du château et le Luat ! La qualité de vie du secteur aurait pu et dû profiter à plus d’Eaubonnais or, faute d’un nombre suffisant d’habitants avec l'abandon d'une partie du projet initial, les locaux commerciaux ne trouvent pas preneur… Les choix du Maire ont privé ce secteur de tout dynamisme. Nous ne comprenons pas l’incohérence entre la densification qu’il souhaite pour la ville (visible avec le projet Chaussée Jules César) et ce qu’il fait dans ce secteur.

En conclusion, une révision de PLU inutile puisqu’elle n’apporte pas d’avancée notable sur les quelques points de vigilance de celui de 2013 et qui, en plus, laisse craindre que de nouveaux points négatifs apparaissent.

 

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22 mars 2017

Lettre ouverte aux dirigeants socialistes (Gaëtan Gorce, Sénateur socialiste de la Nièvre)

Au nom des millions d’hommes et de femmes qui croient en la gauche et qui assistent impuissants à vos palinodies, assez ! Assez de polémiques médiocres, d’atermoiements tactiques, de déclarations empoisonnées et de querelles d’ego ! Vous portez un héritage plus grand que vous, peut-être trop grand pour vous, mais dont vous êtes aujourd’hui responsables. Celui qu’ont construit par le débat et le combat toutes celles et ceux qui vous ont précédés. Des canuts aux mineurs de Fourmies ou de Decazeville, des manifestants pour la journée de huit heures au gouvernement du Front populaire, des auteurs du programme du Conseil national de la Résistance à ceux du Programme commun, c’est à eux que vous devez d’occuper les places et les fonctions qui sont les vôtres. Et ce serait une honte de l’oublier !

Ce cri de colère contre l’injustice vous ne le ferez pas rentrer dans la gorge des générations qui l’ont poussé ni de celles qui l’ont repris à leur compte. A vous qui «dirigez» le Parti socialiste, montrez-vous digne de son histoire, hissez-vous à la hauteur des enjeux, et plutôt que de protéger vos postes montrez dans cette campagne l’ambition collective qui doit vous habiter en ouvrant grand le chemin du renouvellement des équipes et des idées que cette campagne doit permettre d’amorcer ! Sortez de vous-même, lâchez vos habitudes et vos petits calculs et engagez-vous par la force des idées à reconstruire un projet qui mêle le socialisme à l’écologie ! Ou partez !

A vous, qui mégotez votre soutien et vos parrainages, honorez vos engagements, respectez la parole que vous avez donnée, et rassemblez-vous comme l’honneur l’exige derrière le candidat que le suffrage universel, peut-être contre vous mais avec vous, a désigné ! Montrez que la démocratie compte plus pour vous que les stratégies de carrière, la fidélité plus que les opportunités électorales ! Et souvenez-vous que l’intérêt du pays passe par une gauche forte, pour tenir tête à tous ceux qui veulent fragiliser notre cohésion nationale et sociale par des sacrifices qu’ils se gardent bien de s’imposer à eux-mêmes.

A vous qui «marchez» déjà aux côtés d’un autre candidat sans pour autant renoncer au beau mot de «socialiste», demandez-vous à quoi peut conduire la division et ce qu’il restera de l’idéal que nous sommes supposés partager une fois la gauche réduite en cendres, n’ayant plus de choix qu’entre l’ambiguïté centriste et la radicalisation ?

A vous enfin, qui les premiers avez cru à la candidature de Benoît Hamon, qui l’entourez et le conseillez, prenez la hauteur nécessaire au rassemblement, ouvrez grandes les portes de l’avenir, adressez-vous au peuple de France pour lui faire partager un élan qui reste à construire, un enthousiasme qui reste à insuffler ! Montrez à tous que ce pour quoi vous vous battez n’est pas la survivance d’un clan ou d’un courant mais la reviviscence d’une grande idée, celle qui refuse de trahir l’avenir au nom du présent, les faibles au nom des réalités décrites par les forts, la France au nom du conformisme de la mondialisation ! Assez de mollesse et de petitesse ! Soyez, soyons fiers de ce que nous sommes, et qu’il serait indigne de vendre à l’encan au moment même où la justice, face aux désordres du monde, a plus que jamais besoin de défenseurs inspirés ! Conduisez-vous en socialistes.

Gaëtan Gorce Sénateur socialiste de la Nièvre

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19 mars 2017

Benoît Hamon magistral pour son meeting à Bercy Discours intégral

Benoît Hamon magistral pour son meeting à Bercy

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08 mars 2017

Pas crédibie ?? Pour une déradicalisation économique

economie intégriste

Faut-il combattre l’ordre néolibéral comme on fait la guerre aux terroristes ? A l’image des fanatiques de l’Etat islamique (EI) lobotomisés par la propagande version fou d’Allah, il existerait un intégrisme économique qui vénère son propre dieu, le «Marché» en l’occurrence. Dans cet ordre apostolique, la charia islamique est remplacée par une lecture rigoriste des évangiles économiques. A la différence que le premier système de croyance est minoritaire et aspire à un renversement de l’ordre existant, alors que le second est dominant, refusant toute évolution. Tel est le tableau que dresse Eric Berr, membre des Economistes atterrés dans son ouvrage l’Intégrisme économique (Les Liens qui libèrent).

Le professeur à l’université de Bordeaux pousse la métaphore religieuse jusqu’à proposer un Décalogue détaillé de la loi économique du puissant Ordre néolibéral : «1) L’austérité budgétaire tu prôneras. 2) La dépense publique tu diminueras. […]. 5) Une banque centrale indépendante tu chériras», etc. Et gare à ceux qui ne respecteraient pas les instructions morales selon la tradition, car une police religieuse chargée de réprimer toute velléité de remise en cause des dogmes veille au grain : Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, Banque centrale européenne (BCE)… tous ont pour mission de vouer au bûcher de l’austérité les audacieux.

Tout comme l’Etat islamique et son armée de terroristes, le néolibéralisme possède ses adorateurs qu’il convient de déradicaliser. L’auteur fustige les apôtres de ce modèle qu’il cerne en France chez des économistes comme Pierre Cahuc et André Zylberberg, dont l’essai le Négationnisme économique (Flammarion, septembre 2016)a déclenché une vive polémique dans le milieu pour sa vision manichéenne. Pour ces prosélytes du marché, l’économie serait devenue une science expérimentale au même titre que la physique, la biologie ou la médecine. «Ces Torquemada de l’économie auraient vite fait de clouer au pilori un Thomas Piketty qui, comme beaucoup d’autres, ose s’élever contre la science économique.»

Thomas Piketty comme Eric Berr, à l’inverse de Pierre Cahuc et André Zylberberg, préfèrent l’expression «économie politique», quoiqu’un peu vieillotte, reconnaît Eric Berr, à celle de «science économique», jugée trop arrogante et la faisant passer pour un domaine supérieur, distinct des autres sciences sociales.

Si l’Etat islamique sévit depuis trois ans, cela fait quarante ans que les élites ont prêté allégeance au marché. Comment dès lors reprendre le contrôle sur cet espace internationalisé qui transforme tout ce qu’il touche en marchandise, et envisage tous les aspects de la vie sous l’angle de la compétition ?

En réponse, l’auteur prône le pari de l’intelligence collective et de la diversité des croyances : «Il est urgent d’instaurer la séparation de l’Ordre néolibéral et l’Etat, et de revenir à la laïcité économique, permettant la libre expression d’opinions économiques divergentes et la recherche véritable du bien commun.» Il rappelle que dans Race et Histoire, Claude Lévi-Strauss note que «l’humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification». L’année d’une élection présidentielle est le bon moment pour trancher.

Simon Blin  
Original http://www.liberation.fr/debats/.....

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04 mars 2017

Un revenu universel pour rénover notre modèle social

 

image12La souffrance au travail est une réalité pernicieuse sur laquelle nous fermons les yeux depuis trop longtemps.

Pourtant, les chiffres sont éloquents : en 2016, 20% des Français se disent  au bord du burn-out et 70% des salariés ne se sentent pas considérés. Le coût social et humain de ce mal-être est insoutenable.

 Ce n’est là que l’un des symptômes d’une crise du travail profonde et durable.

Face à la persistance du chômage de masse, à la précarité croissante des emplois et à l’automatisation des tâches, les Français ont le sentiment que le travail leur échappe. Alors que le modèle du salariat serait sur le point d’être dépassé sous l’effet de l’« ubérisation », notre modèle social ne sait plus répondre aux attentes des Français.

Pour lui redonner sens, il y a urgence à repenser le travail et la place que nous souhaitons lui accorder dans notre vie.

Nous ne pouvons plus accepter que des milliers de Français soient contraints de sacrifier leur santé physique et mentale pour des emplois précaires et éreintants. Une transition est nécessaire, et l’ambition est grande.

Demain, nos concitoyens pourraient être libérés de la précarité subie, et choisir, au contraire, leurs mobilités. Demain, toutes les formes de travail ayant une utilité économique et sociale seraient reconnus et valorisés, au-delà du seul travail salarié ou rémunéré. Demain, la valeur d’un individu et son droit à la dignité ne seraient plus indexés sur sa contribution au PIB.

 Le revenu universel peut être l’un des leviers de cette transition.
La liberté de choix ne bénéficie aujourd’hui qu’aux plus aisés. Ce dispositif en ferait une réalité pour tous. Droit inaliénable, inconditionnel et cumulable avec d’autres revenus, il serait distribué à chaque citoyen majeur sur une base individuelle, sans contrôle des ressources ni contrepartie. Son montant et son financement seraient réajustés régulièrement pour assurer à chacune et à chacun un revenu suffisant pour vivre et participer à la vie publique. Sa mise en place – nécessairement progressive – offrirait des opportunités considérables.

 J’en soulignerai trois :

-  Le revenu universel est un formidable outil d’émancipation individuelle.

-                  Parce qu’il offre un filet de sécurité permanent et inconditionnel, ce revenu libérerait nos concitoyens de la peur de l’avenir et de ses aléas financiers. Ainsi protégé du risque d’exclusion,

chacun pourra en conscience choisir de renoncer à son salaire pour allonger la durée de ses études, reprendre une formation, s’engager bénévolement, créer sa propre activité, ou tout simplement bénéficier de davantage de temps pour s’investir dans sa vie personnelle, familiale et sociale.

-  Le revenu universel accroît notre résilience face au chômage de masse.

Alors que 10% de la population active est au chômage, jusqu’à 3 millions d’emplois pourraient disparaître en France avec la digitalisation d’ici 2025. Les classes populaires et moyennes en seront les premières victimes. Or, parce qu’il atténue la violence sociale des mutations de l’économie, le revenu universel protège la société. Concrètement, il encouragera nos concitoyens à entreprendre ou se reconvertir dans des domaines nouveaux qui correspondent à leurs aspirations. En période de crise, il stabilisera la demande et en limitera les effets récessifs.

  •  Le revenu universel parachève notre protection sociale.

La sécurité sociale française s’est historiquement construite sur un modèle qui conditionne les droits à l’existence d’un contrat de travail. Cela avait du sens au XXème siècle. Mais avec la précarisation de l’emploi et la montée en puissance du travail indépendant, notre modèle social est de plus en plus inadapté pour protéger les travailleurs de la pauvreté. Le revenu de base renverserait la logique en créant une protection universelle, attachée à la personne.

 

Se pose maintenant la question du financement.

En partant de l’hypothèse d’un revenu de base équivalent au RSA socle, sa distribution à tous les Français majeurs coûterait autour de 300 milliards d’euros par an en régime de croisière, toutes choses égales par ailleurs. Une fois le revenu universel testé et approuvé pour son efficacité, son montant pourrait ainsi atteindre 750 euros afin d’en faire l’outil pivot de la transformation sociale.

 Plusieurs pistes de financement peuvent être explorées.

Le revenu universel devra s’articuler avec les aides sociales existantes.

La simplification de notre modèle social n’est pas qu’une source d’économies, c’est la condition de son efficacité. Peut-on accepter que 1,7 millions de ménages qui ont droit au RSA n’en bénéficient pas ? Des fusions ciblées seraient envisageables avec les minima sociaux (23Md€), les aides au logement (18Md€) ou les prestations familiales (53Md€). J’aborde pour ma part ces propositions avec prudence. Le revenu de base doit renforcer, et non pas réduire la protection sociale des Français.

 La réforme de notre fiscalité est un autre levier essentiel.

L’impôt sur le revenu pourra être individualisé, pour un gain immédiat de l’ordre de 24 milliards d’euros. Sur les 84 milliards d’euros de dépenses fiscales, on supprimera celles qui sont injustes et inefficaces. Outre la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales (un manque à gagner de l’ordre de 80 milliards d’euros), c’est par la fiscalité du patrimoine et du numérique que nous pourrons rétablir l’équité fiscale. Le fisc français réclame déjà 1,6 milliards d’euros à Google, sans compter les sommes qui nous échappent faute d’une fiscalité adaptée.

 Si les coûts sont souvent mis en avant, les gains sont largement sous-estimés.Outre les bénéfices en termes de qualité de l’emploi, de santé publique et de bien-être, les économies associées à une moindre souffrance au travail seraient considérables. Selon le Bureau International du Travail, le coût économique du stress au travail (en arrêts maladie, médicaments, perte de productivité) s’élèverait à 3% du PIB en France, soit 60 milliards d’euros. Son coût direct pour la Sécurité sociale est colossal.

 Au-delà des calculs, la question fondamentale est celle de la société que nous voulons.

Pour aborder l’avenir avec confiance, notre pays a besoin d’un projet mobilisateur en ce début de XXIe siècle. Le revenu universel ne se fera pas en un jour, pas même en un quinquennat. Il n’en est pas moins indispensable.

 

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03 mars 2017

"Sans justice, il n'y a plus de démocratie ni de République" : les magistrats répondent à Fillon et Le Pen

Dans une tribune publiée par franceinfo, l'USM met en garde les deux candidats à l'élection présidentielle, après leurs violentes charges contre la justice et ceux qui la rendent.

http://www.francetvinfo.fr/politique/......

JugesDes magistrats à la cour d'appel de Paris, le 16 janvier 2017. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Ils ont choisi la même ligne de défense. Englués dans les affaires à moins de deux mois de l'élection présidentielle, François Fillon et Marine Le Pen ont choisi d'attaquer la justice et ceux qui la rendent. En meeting à Nantes, dimanche 26 février, la candidate du FN a expliqué que les magistrats étaient là "pour appliquer la loi, pas pour l’inventer". Mercredi 1er mars, le candidat de la droite n'a pas dit autre chose, en affirmant qu'il n'était pas "traité comme un justiciable comme les autres" et que dans l'enquête qui le vise, "l'Etat de droit a été systématiquement violé". Dans une tribune publiée par franceinfo, Virginie Duval, la présidente de l'Union syndicale des magistrats, leur répond. Elle s'exprime ici librement.

L'institution judiciaire est régulièrement accusée de tous les maux. Trop laxiste, trop sévère, trop lente, trop rapide, pas indépendante, politisée... Malheureusement, il est devenu habituel que certains responsables politiques tiennent de tels propos, surtout lorsqu'eux-mêmes ou leurs proches sont concernés par une procédure. Les exemples sont multiples, y compris de la part d'un ancien président de la République.

Les attaques portées contre le corps judiciaire ont atteint, au cours de cette campagne présidentielle, un sommet inédit, au risque de menacer l'Etat de droit. Deux candidats à l'élection présidentielle – Marine Le Pen et François Fillon –, directement visés par des affaires pénales en cours, mettent violemment en cause la justice et ceux qui la rendent.

Des attaques à des fins purement politiciennes

Ces positionnements, visant à faire pression sur la justice, sont très inquiétants de la part de candidats à l'élection présidentielle et traduisent une conception antirépublicaine du rôle de président de la République dans sa mission constitutionnelle de "garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire". En réalité, les prétendus arguments procéduraux des uns ou des autres, souvent infondés, ne visent qu'à troubler l'électorat, à des fins purement politiciennes.

Je rappellerais juste que la loi et la justice sont des biens communs. La première, à caractère universel, est l'expression de la souveraineté populaire, la seconde est rendue au nom du peuple français.

Le Code pénal et le Code de procédure pénale sont assez simples : lorsqu'une infraction est suspectée, une enquête doit être menée, dans le cadre d'une enquête de flagrance ou préliminaire ou, le cas échéant, dans celui d'une information judiciaire. Si les faits paraissent suffisamment caractérisés, une juridiction de jugement est saisie et doit déterminer si la personne mise en cause est coupable ou non de l'infraction reprochée.

Ni la Constitution ni aucune loi ne prévoit une "trêve judiciaire"

L'égalité de tous devant la loi n'est pas un vain principe. Si des aménagements procéduraux limités peuvent être admis pour ne pas entraver – à juste titre –l'exercice démocratique des fonctions de chacun (parlementaires, président de la République pendant son mandat...), ni la Constitution ni aucune loi ne prévoit – heureusement – ce que d'aucuns nomment une "trêve judiciaire".

Comment pourrait-on accepter que des candidats à une quelconque élection soient préservés de toute enquête, du seul fait de leur candidature, s'ils sont soupçonnés d'avoir commis une infraction ?

En adoptant un tel discours, aussi éloigné des fondements de la République, lesdits candidats tentent de se placer au-dessus des lois. Ces mêmes lois qu'ils sont pourtant toujours prompts à faire appliquer, avec sévérité et célérité, pour les citoyens ordinaires.

Virginie Duval, présidente de l'USM

Certes, Marine Le Pen et François Fillon ne sont pas tout à fait des justiciables comme les autres. Tous les justiciables ne bénéficient pas d'une immunité parlementaire les protégeant contre toute mesure de contrainte, jusqu'à une éventuelle levée.

Tous les justiciables n'ont pas, non plus, la possibilité de déverser leur vindicte auprès de millions de personnes par le biais de réunions publiques ou d'interventions médiatiques. Mais pour le reste, les responsables politiques sont soumis, comme tous les citoyens, aux dispositions législatives, qu'ils ont, pour certains, contribué à écrire. Et ils sont bien malvenus à invoquer, comme révélateur d'un pseudo-complot, le supposé manque d'indépendance des magistrats du parquet. Faut-il rappeler que les parlementaires ont refusé la réforme constitutionnelle qui aurait pu lever cette suspicion liée au mode de désignation des procureurs ? Un refus bien utile aujourd'hui, puisqu'il permet de s'en offusquer. Enfin, aucune disposition légale n'empêche une personne soupçonnée d'une infraction d'être candidate à une élection.

"Une infraction est une infraction, quel qu'en soit l'auteur"

N'en déplaise aux élus, qui tirent en effet leur légitimité du suffrage universel, l'institution judiciaire tire la sienne de son indépendance, garantie constitutionnellement, et des conditions de nomination des magistrats définies par une loi organique. Elles émanent toutes deux en réalité du peuple souverain. Il est mortifère pour notre démocratie d'opposer les uns aux autres.

En réalité, toutes ces gesticulations, ces tentatives de déstabilisation des magistrats, ne sont que des manœuvres de diversion, aussi éculées qu'improductives juridiquement, pour éviter d'évoquer les faits reprochés. Il est normal – et même sain dans une démocratie – que des magistrats saisis d'un dossier poursuivent leurs investigations en appliquant la loi établie non pas par eux-mêmes mais par les parlementaires, et ce, quelles que soient les personnes concernées et l’actualité électorale. Car une infraction est une infraction, quel qu'en soit l'auteur.

Au delà de tous ces débats, n'oublions jamais que sans justice et sans séparation des pouvoirs, il n'y a plus ni démocratie, ni République.

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27 février 2017

Benoït Hamon : Matinale de France Inter

Benoît Hamon : "Je ne vais pas essayer de siphonner l'électorat de Jean-Luc Mélenchon ou d'Emmanuel Macron"

France Inter

 - Publié le 27 févr. 2017

Le candidat socialiste à la présidentielle qui vient de sceller une alliance avec le candidat écologiste Yannick Jadot est l'invité de la matinale spéciale sur France Inter.

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22 février 2017

👥 Rejoignez le Conseil Citoyen #HAMON2017

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Nous ne croyons plus aux femmes et aux hommes providentiels. Les citoyens ne veulent plus de cette démocratie intermittente, qui les convoque aux urnes tous les cinq ans et qui redoute de les consulter le reste du temps. 
 
Notre projet croit en l'intelligence collective. La gouvernance que nous voulons mettre en oeuvre demain pour la France, nous la mettons en action dès aujourd'hui dans la construction de notre projet. Avec le Conseil Citoyen, vous avez la possibilité de participer à une expérience démocratique innovante. 
 
Emparez-vous de cet outil maintenant. Rendez-vous sans attendre sur la plateforme collaborative du Conseil Citoyen, proposez vos idées et votez pour celles qui vous paraissent les plus intéressantes. Candidatez aussi pour faire partie des 40 personnes qui constitueront le conseil citoyen. Benoit Hamon s'engage à reprendre les propositions issues de vos contributions qui peuvent enrichir son projet.
Local de campagne de Benoit Hamon
48, rue du Château d'Eau
75010 PARIS
contact@benoithamon2017.fr

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21 février 2017

La Taxe Robot de Hamon soutenue par… Bill Gates

Que n’a-t-on entendu depuis que Benoît Hamon, le candidat de la raréfaction du travail, a inscrit l’idée d’une taxe sur les robots dans son programme ! Une taxe anticompétitivité, ont déploré les uns en pointant le retard déjà pris par la France en matière de robots industriels par rapport à l’Allemagne et même l’Italie. Elle va décourager l’innovation, se sont alarmés les autres, en présentant l’ex-frondeur devenu majoritaire comme un malthusien décroissant à vous désespérer ce qui reste d’industrie française. Le philanthrope et milliardaire américain Bill Gates, qui a davantage potassé ces questions que nos hommes politiques, a dû les cueillir à froid. Comme il l’explique au site Quartz, le fondateur de Microsoft est lui aussi favorable à cette idée «saugrenue». «Si un travailleur humain produit, disons, une richesse de 50 000 dollars dans une usine, ce revenu est taxé, expose-t-il. Si une machine vient et fait la même chose, on pourrait penser que l’on impose le robot à un niveau similaire.» Un raisonnement identique à celui du vainqueur de la primaire à gauche, selon lequel si un robot remplace un humain, il n’est pas illogique qu’il paie à sa place des cotisations sociales, sans lesquelles l’Etat-providence ne serait plus qu’un doux souvenir. Pour Bill Gates, qui le dit autrement mais aboutit à la même conclusion, la robotisation aura ceci de bien qu’elle va libérer la main-d’œuvre de leur labeur dans les usines et entrepôts pour «pouvoir faire un meilleur travail auprès des personnes âgées, avoir des classes d’élèves moins nombreuses, aider les enfants qui ont des besoins particuliers». Des tâches nécessitant «empathie» et «compréhension humaine» que l’intelligence artificielle, aussi puissante soit-elle, aura beaucoup plus de mal à imiter que l’analyse d’un IRM par un radiologue bac + 15.

Ces nouveaux emplois au service de l’humain, certes d’une grande valeur sociale, seront en revanche moins créateurs de valeur au sens économique et productiviste du terme, prévient Gates. D’où cette taxe destinée à financer en partie des activités qui, sans ce transfert de richesses de la high-tech, auront le plus grand mal à trouver un modèle solvable. Après Elon Musk, le fondateur des voitures électriques Tesla qui milite pour un revenu universel, et Bill Gates, favorable à une taxe robot, on finirait presque par se demander si Hamon n’est pas le candidat caché de la Silicon Valley.

Christophe Alix Chef de service Futurs 
Originl :http://www.liberation.fr/futurs/2017/02/20/...

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