La Rose dans la vallée

07 novembre 2017

CSG, le casse du siècle continue !

Par Boris Vallaud , député Nouvelle Gauche (PS) des Landes

Les retraités paieront 4,5 milliards d’euros par an pour les entreprises, ce qui reviendra à baisser le coût du travail et, si nous n’y veillons pas, à augmenter les dividendes des actionnaires.

Les baby-boomers ont tout eu, et, en plus, ils laissent des dettes ! Comme une table pas débarrassée après de somptueuses agapes ! Il est temps qu’ils se sentent coupables et qu’ils paient pour cela !

Voilà le point de diagnostic dont on voudrait faire le point de réconciliation au-delà des clivages… faire payer les retraités au nom de la solidarité intergénérationnelle. Puisqu’il s’agirait de solidarité, on aimerait y croire. Mais l’histoire qu’on raconte aux grands enfants que nous sommes n’est pas celle que, dans les faits, ce gouvernement écrit.

Les retraités, en effet, auquel le gouvernement fait payer une seconde fois les cotisations qu’ils ont acquittées lorsqu’ils étaient actifs, ont un niveau de vie, certes légèrement supérieur à la moyenne de la population, mais légèrement inférieur à celui des actifs et, en particulier, des actifs en emploi. Cela n’a d’ailleurs pas beaucoup de sens de traiter les retraités en bloc : il y a des retraités pauvres, il y a des retraités modestes, il y a des retraités aisés, il y a des retraités riches et même à l’ISF. Pour le plus grand nombre, la CSG augmentera dès 1 289 euros de retraite mensuelle, tandis que pour les pensions les plus élevées, avec la flat-tax [taux d’imposition unique, ndlr], la CSG n’augmentera pas…

Mais surtout, dans leur grande majorité, les retraités actuels sont nés entre 1927 et 1957. Des générations qui, pour les plus anciennes, ont connu la guerre, les privations et les années difficiles de l’après-guerre. L’Ined relève une surmortalité pour les hommes nés entre 1941 et 1951 ainsi que pour les femmes nées entre 1941 et 1956. Stigmate d’une génération de privilégiés ? Non.

Et quand bien même les retraités d’aujourd’hui vivraient, pour la plupart, une retraite moins difficile que celle de leurs parents, faudrait-il s’en désoler ? Non, car cela s’appelle le progrès. Et d’ailleurs, si leurs ressources sont supérieures aux générations précédentes, avec la crise qui dure depuis des décennies, les retraités sont largement mis à contribution pour aider leurs enfants et petits-enfants, quand il ne s’agit pas de leurs propres parents dans la dépendance. Et ils n’attendent pas, pour faire preuve de cette solidarité intergénérationnelle que l’on invoque, qu’on les y contraigne.

Pour ma part, je ne me résous pas à l’idée que les générations futures vivront nécessairement moins bien que leurs aînées. Je laisse ce fatalisme aux déclinistes de tout poil, à ceux qui, sans le dire jamais, ont renoncé à une certaine idée du progrès et de la politique. Mais admettons cependant qu’accroître la CSG relèverait de la solidarité intergénérationnelle et acquiesçons, dès lors, à son principe pour créer une allocation d’autonomie pour les jeunes, pour accroître le nombre de places en crèche ou pour augmenter l’allocation de prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)… S’agit-il de cela ? Non, la CSG des retraités ne vient pas soutenir les dispositifs en faveur de l’enfance ou de la jeunesse. En même temps que 8 millions de retraités paieront la CSG, 150 000 familles n’auront plus droit à la Paje… La vérité, il faut la chercher derrière les discours, au-delà du marketing politique. Il faut que le travail paie, proclame le gouvernement. Il a raison et je serais tenté d’ajouter, «qu’il paie bien». Mais est-ce vraiment aux retraités de financer les gains de pouvoir d’achat promis aux actifs par le gouvernement, qui augmente la CSG d’un côté pour baisser les cotisations salariales de l’autre ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : ce sont les retraités et non les employeurs qui financeront l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs. Quand votre employeur vous refuse une augmentation, est-il juste d’aller la prendre dans le porte-monnaie de votre grand-mère ? Bien sûr que non ! Qui dans ces conditions peut croire sérieusement que ce gain de pouvoir d’achat sera durable ? A quoi joue le gouvernement ? La vérité, il faut aller la chercher dans l’étude d’impact du projet de loi de financement de la sécurité sociale, annexe 10 page 26 : «La baisse du coin fiscalo-social […] va entraîner un ajustement à la baisse des salaires bruts et donc une baisse du coût du travail.» Que faut-il comprendre derrière cette phrase qui aura échappé au plus grand nombre ? Que la hausse de pouvoir d’achat sera bien temporaire, que la priorité va, en réalité, à la baisse du coût du travail. Le pari fait par le gouvernement est clair, on ne saurait d’ailleurs s’en étonner : les salaires n’augmenteront pas dans les années à venir. Chacun sait ce qui va se produire en la matière : les entreprises se sentiront dispensées de procéder aux augmentations annuelles. Lors des négociations salariales, les employeurs pourront dire à leurs salariés : vous avez déjà eu votre augmentation de pouvoir d’achat, vous avez déjà eu les étrennes de votre grand-mère, n’insistez pas.

Les retraités ne paieront donc pas pour les actifs, ils paieront 4,5 milliards d’euros par an pour les entreprises et, si nous n’y veillons pas, pour les dividendes des actionnaires. C’est là la véritable histoire. Après avoir fait les poches des plus pauvres pour remplir celles des plus riches, le gouvernement fait celles des plus âgés pour dispenser les employeurs de mettre la main à la leur… CQFD

Boris Vallaud député Nouvelle Gauche (PS) des Landes

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Castaner de rien ! Thomas Legrand

Christophe Castaner sera donc le secrétaire général de La République En Marche…

On a ironisé sur LR, son seul vrai candidat pour sa présidence et sa campagne sans débat. Et voilà que le parti censé rénover la politique fait pire. ChristActualitésophe Castaner n’est pas en cause. Au contraire, il représente un type d’élu de terrain, ayant eu une vie avant la politique, avec un parcours loin des trajectoires rectilignes de l’excellence qui éloignent parfois des réalités. Non, ce qui pose problème dans cette nomination c’est justement que cela en soit une ! À peine déguisée en approbation par acclamation. Macron a désigné Castaner. Le président «de tous les Français», supposé au-dessus des partis, nomme le Chef d’un parti. Il nomme son plus proche affidé qui ne fait pas mystère de son allégeance totale. 

Tous les présidents se sont intéressés de près au parti majoritaire, non ?

Oui, de Gaulle inclus, singeant le surplomb arbitral, alors qu’en douce il peaufinait l’organigramme du parti depuis l’Elysée. Pourtant ce n’est pas l’esprit de nos institutions : le président, directement élu par les Français, n’est pas le chef de la majorité, il n’est pas responsable devant le parlement mais devant tous les Français! Il devrait donc, une fois élu, se dégager de tous cadres partisans. Il n’en est rien et la pratique duplice est entrée dans les mœurs. Plus personne ne s’en émeut alors qu’elle nourrit la dé-crédibilisation de la politique. Il est frappant, par ailleurs, que LREM ne suscite pas plus de réflexion en son sein sur l’idéologie qu’elle entend véhiculer, l’utopie qu’elle voudrait proposer, la société qu’elle souhaite créer. En réalité, En Marche est un formidable outil de remplacement général du personnel politique. Mais le renouvellement des personnes -aussi indispensable soit-il- ne garantit pas celui des idées. A la décharge du macronisme, tout s’est passé vite et à l’envers. Normalement un parti se structure, s’enracine et après avoir imposé ses vues, accède, éventuellement, au pouvoir. Mais là c’est l’inverse ! LERM doit maintenant se définir, bien au-delà de ses seules vues à peu près claires, ses vues économiques. On en est toujours au même point depuis 6 mois. Qu’est-ce que le macronisme ? Même les macronistes ne peuvent pas répondre ! Vers où sont-ils En Marche ? Un parti qui a pour nom un moyen de locomotion ne dit pas où il va. Quelle est sa conception de la laïcité, de la sécurité, de l’écologie, de l’éducation, de l’immigration, comment agence-il liberté et égalité ? Pour la 1ère fois, on va voir un parti se structurer idéologiquement non pas en parlant au futur mais au présent. Et ça peut être passionnant parce que chaque idée sera confrontée, sur le champ, à sa faisabilité. Aucune idée démagogique, destinée à arriver au pouvoir, ne pourra être avancée, puisque LREM est déjà au pouvoir ! Cette situation est inédite et singulière. Ce parti peut demeurer une écurie, un fan-club idéologiquement vide, aveuglé par l’aura de son chef, ou alors un laboratoire innovant, une fabrique politique obligée de combiner (pour une fois !) le souhaitable au possible : LERM peut engendrer le pire ou le meilleur de la politique. Voilà ce qui pèse sur les épaules de Christophe Castaner.

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30 octobre 2017

RESTER VIVANTS (Emmanuel MAUREL Député européen socialiste)


Paul Klee, Roses héroïques, 1938

Faudra-t-il que chaque socialiste se fasse collapsologue ? On le sait, la science de l’effondrement a le vent en poupe. Les civilisations et les sociétés sont mortelles, c’est encore plus vrai des partis. Au terme d’un quinquennat éprouvant, le paysage politique français est dévasté : seuls les indécrottables optimistes sont assurés que le Parti Socialiste y jouera un rôle demain.

Il y a en effet peu d’exemples, lointains ou récents, d’un mouvement qui se redresse rapidement après avoir subi de telles défaites. Au-delà de “l’accident industriel” de la présidentielle (6,36%), le résultat des législatives (moins de 30 sièges et à peine 2 millions de voix, soit  8 de moins qu’en 2012 et plus de deux fois moins qu’en 1993 !) témoigne de l’ampleur du désaveu.

Et chacun de pronostiquer une “SFIO-isation” du PS (un délitement lent mais irréversible), voire même une peu glorieuse « PASOK-isation » (une dégringolade rapide). Rares sont ceux qui nous assignent un rôle autre que celui de simple supplétif : destin indigne de ce que fut notre parti, indigne de ce qu’il représenta dans l’histoire de la Veme République.

Sans être des fétichistes de l’organisation, tous les adhérents et les sympathisants du PS, et ce quelles que soient leurs convictions et leurs options dans la période récente, souffrent de cette image dégradée, de cette impression d’effondrement politique.

La foi dans la survie et le redressement du PS tient donc bien du pari, au sens quasi existentiel du terme. Un pari qu’il faut relever, mais en faisant preuve d’une humilité et d’une lucidité dont nous ne sommes pas coutumiers.

Humilité donc. Il est hardi d’affirmer péremptoirement ce qu’il convient de faire. Il est peut-être un peu plus simple d’énumérer ce qui, selon nous, il faut absolument éviter.

 

Le déni et la stratégie de la « volvation »

Premier écueil : ne pas verser dans le relativisme, voire le simple déni. Je sais qu’il est tentant, par temps de crise, de s’adonner à ce que, dans le règne animal, les zoologistes appellent la volvation : l’action de se rouler en boule, de se recroqueviller sur soi-même pour se protéger d’un monde hostile, d’une menace.

Relativiser, c’est ce que font les camarades qui pensent que la politique, à l’instar de l’économie, est régie par des cycles plus ou moins réguliers. En vertu d’une loi quasi naturelle, ce qui a été défait hier triomphera à nouveau demain. En bref, le PS, du fait des erreurs des uns et de l’impéritie des autres, serait mécaniquement appelé à retrouver la faveur des électeurs. On sait que ce cas de figure advint : Le redressement socialiste le plus spectaculaire intervint au milieu des années 90 : quatre ans à peine séparent la Berezina de 1993 de la victoire de 97. Dès lors, il suffirait d’un bon vieux ripolinage, agrémenté de couplets solennels sur la nécessaire “refondation” pour reprendre tranquillement la route : “business as usual ». Mais la nouvelle configuration du paysage électoral et l’ampleur du désenchantement démocratique rendent ce scénario peu probable.

Peu probable aussi, la survie du PS sans un débat sérieux et approfondi sur notre bilan. Je comprends que certains, pas forcément mal intentionnés, jugent opportun d’enjamber la discussion sur le quinquennat passé, qui, inévitablement, ferait apparaître entre nous de vraies divergences à un moment où nous n’en avons pas besoin. Le risque est grand en effet que la discussion se résume à une confrontation entre un paresseux “c’est la faute de François Hollande” et un contestable “c’est la responsabilité des frondeurs”. Je fais le pari que nous formons un collectif suffisamment intelligent pour ne pas en rester là.  D’autant que rien ne nous empêche  de nous livrer à une lecture critique élargie à la dernière décennie. Mais il faut le faire, et vite. Si nous mettons le débat sous le tapis, les Français ne verront pas de raison d’interrompre ce qu’ils ont commencé, c’est à dire un grand coup de balai.

Ne pas verser dans le déni, ne pas occulter la nécessité d’un retour critique sur nos années de pouvoir, dresser lucidement la liste de nos faiblesses et de nos forces, de nos handicaps et de nos atouts.

Parmi ceux-là, il y a incontestablement la puissance de notre réseau d’élus. Pour autant, je ne crois pas que le salut viendra des seuls “territoires”.  Je suis loin de partager l’analyse de Jean-Christophe Cambadelis, qui, dans un récent entretien, nous assignait comme ambition de former “une confédération d’élus locaux qui conduisent une décentralisation écologique et participative”. C’est se rassurer à bon compte que de considérer que la persistance d’un socialisme local nous prémunit de graves déconvenues.  La SFIO croupissante elle-même s’enorgueillissait de cette tradition d’implantation municipale qui la rendait supposément invincible. Ce maillage territorial peut retarder la disparition du parti, mais pas enrayer un processus. Le dévouement de nos édiles, les innovations dont nous sommes légitimement fiers, tous les brevets de bonne gestion imaginables, constituent des points d’appui intéressants. Mais ils ne pourront pas se substituer à un projet global et à une organisation nationale.

 

De la clarté avant toute chose

Sortis essorés d’un quinquennat qui nous aura vu tourner le dos à bon nombre d’engagements, malmener certains de nos principes les plus élémentaires et, par-là, décontenancer parmi nos électeurs les plus fidèles, il nous revient, pour rebondir, de sortir d’une ambiguïté mortifère.

La campagne de la présidentielle, mais surtout celle des législatives, laissera des traces durables. Au film navrant du divorce en direct entre un candidat légitimé par des primaires et des dirigeants tourneboulés a succédé le spectacle tragi-comique d’une panique générale, d’un concours parfois peu ragoûtant de « sauve qui peut »

Le nouveau pouvoir, dans sa grande mansuétude et avec une pointe de sadisme, a certes décidé d’épargner une poignée de députés sous prétexte qu’ils faisaient montre de bonne volonté ( pendant que d’autres affrontaient le suffrage universel avec les seuls poing et rose). Mais la confusion ainsi entretenue ne pouvait que décourager jusqu’à nos électeurs les plus indulgents. Confusion qui devait se prolonger lors du vote de confiance au nouveau gouvernement, au cours duquel le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, pourtant réduit à portion congrue, se divisa en trois.

On me rétorquera que c’est l’honneur des socialistes que de savoir privilégier la nuance, la pensée complexe, et de fuir le manichéisme comme la peste. Mais si le clair-obscur a fait la fortune de certains grands peintres, il ne réussit guère aux politiques dans les périodes troublées. Pour être audible, nul besoin de grosse caisse : mais il faut que le coup d’archet soit net et précis pour être perçu distinctement dans le brouhaha.

D’où l’importance du débat sur notre positionnement par rapport au nouveau pouvoir. Nous sommes pleinement dans l’opposition. Cela ne signifie pas que nous versions dans la mauvaise foi. Mais que nous soyons capable, sans barguigner, de caractériser le “macronisme”. Les premiers mois du gouvernement Philippe nous y aident, et devraient, enfin, déciller les yeux de ceux qui “attendaient pour voir” ou qui rêvaient tout haut d’un “deuxième temps social démocrate” du quinquennat. Car derrière le récit parfois habile et l’affichage volontariste, il n’y a rien d’autre qu’une grande entreprise, celle de la normalisation libérale au service d’une minorité de possédants.

 

Pour une refondation idéologique. 

Il est banalement évident qu’un parti de gouvernement comme le nôtre ne peut en rester à la seule dénonciation du pouvoir en place, même si celle-ci est un préalable. L’élaboration de contre-propositions est indispensable, quoique compliquée pour un parti qui vient de quitter le pouvoir : les gens nous ont vus à l’œuvre!

Certes, au delà du jugement sévère qu’ils portent sur le quinquennat (et singulièrement sur les deux dernières années qui nous virent sombrer avec la déchéance de nationalité et la loi travail), ils savent que nous ne manquons ni de bons techniciens, ni de bons gestionnaires. Mais cela fait longtemps que ce qui fut notre “base sociale” ne comprend plus quelle est notre visée ultime. Or un projet se nourrit d’une vision du monde, d’une grille de lecture de la société (j’ajouterai aussi d’un vocabulaire, tant celui ci, appauvri et technocratisé à l’extrême, semble souvent déconnecté de la réalité du monde réel). Aujourd’hui, à l’instar de bien des partis frères, nous ne nous contentons souvent que d’une vague allusion au “progressisme”, mot qui ne rassure guère tant il a été galvaudé.

Peut être serait-il donc utile d’en revenir aux fondamentaux : il n’y a pas de socialisme sans contestation radicale du système économique et de l’idéologie dominante qui le sert. Situation ô combien paradoxale ! Jamais la nature morbide du capitalisme n’est apparue aussi crûment dans la lumière. Violent, destructeur, irrationnel, générateur d’inégalités. Invivable donc, pour la majorité des habitants de la planète, et pour la planète elle même. Bref “une force qui va”, certes, mais surtout un système d’accumulation sans morale, sans autre but que sa perpétuation et sa “croissance” illimitée, alimentée par une consommation délirante. Or son emprise culturelle est telle que ceux qui sont censés lui opposer une alternative, à tout le moins organiser la résistance à sa course folle (les mouvements de gauche, et donc le nôtre) paraissent de plus en plus tétanisés, comme effarés par une dynamique qu’ils ont fini par croire irrépressible.

On invoque doctement la “complexité du monde” pour légitimer nos reculs et nos renoncements, là où, justement, les grandes mutations que nous connaissons (numérique, robotisation, urgence écologique, transhumanisme, etc…) rendent plus nécessaires encore la promotion d’une doctrine fondée sur l’émancipation, l’égalité, le primat du politique, le refus de l’argent roi, la souveraineté populaire.

La social-démocratie meurt de ne rien oser. Sa pusillanimité légendaire (quand elle ne se borne pas, au nom de l’audace réformatrice, à singer purement et simplement la droite) peut passer pour de la prudence bienvenue dans ce monde violent et incertain. Faute d’affronter le “mur de l’argent” et de construire un rapport de forces social susceptible d’imposer un compromis favorable au monde du travail, le camp progressiste en est réduit, trop souvent, à promouvoir comme seul et piteux message “avec nous, c’est mieux que si c’était pire”, certes enrubanné dans une communication parfois réussie. Ce social-défaitisme, qui n’est rien d’autre que la théorisation de notre résignation, explique que nous ayons été, progressivement, abandonné par les classes populaires que nous étions censés prioritairement défendre, sans convaincre les classes moyennes qu’on confond, à tort, avec les seuls habitants des métropoles intégrées.

Condamnée à lancer de vains anathèmes contre les “populismes” qui ne se nourrissent que de ses défaillances, à dénoncer le conservatisme “sociétal” de la droite pour mieux s’en approcher sur les questions économiques, la social -démocratie s’éteindra à bas bruit si elle ne reprend pas confiance dans l’actualité de son message et la pertinence de son combat. Cela implique de remettre l’égalité au coeur de son programme. Et d’en tirer toutes les conclusions que cela implique en matière de politiques publiques.

Je n’ai évidemment pas la place ici de développer ce que pourraient être les grandes lignes d’un programme de transformation sociale dans lequel le partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs, aurait toute sa place. Je me contenterais d’affirmer qu’en France, le socialisme sera anti-libéral et républicain ou ne sera pas. Car la visée émancipatrice ne concerne pas seulement la sphère économique : la “société de marché” s’accommode en effet fort bien des communautarismes et des différentialismes. A nous de ne pas renoncer à promouvoir l’idée d’un individu autonome de toutes les tutelles et de tous les clergés (d’où l’importance, par exemple, de la laïcité), dans une société régulée par le garant de l’intérêt général, l’Etat.

 

En finir avec la théorie des gauches irréconciliables

La plupart d’entre nous en sommes convaincus : Le redressement passera forcément, à terme, par une forme de dépassement. Il serait vain de se référer à des modèles historiques aussi prestigieux qu’anachroniques ( le congrès d’Epinay en est un), mais rien n’interdit d’en méditer les logiques qui furent à l’œuvre.

S’affirmer puis se rassembler. Cela devrait être, en quelque sorte, notre viatique. Je ne crois pas utile de raisonner en terme “d’espace politique”. Nous ne sommes pas une part de marché. La question n’est donc pas tant celle de la “place” laissée entre LREM et FI que celle de notre utilité historique. Nous croyons que le socialisme est une idée neuve, c’est aussi simple que ça.

Faut il pour autant en rester à la théorie de l’équidistance, ou, dit autrement, à celle du “ni-ni” (ni Macron ni Mélenchon)?  Je ne le crois pas. Et notre électorat non plus. Unitaire, il l’est davantage que nous, lui qui se reporte quasiment à 100% sur les candidats de la France Insoumise au deuxième tour des législatives quand ceux-là sont opposés aux candidats d’En Marche ou de LR. Car, aussi choquant que cela puisse paraître à certains, nos différences avec la France Insoumise sont de degré quand celles avec En marche sont de nature.

Rien de ce qui est à gauche ne nous est étranger, et rien de grand ne se fait dans ce pays, pour le monde du travail, sans rassemblement de la gauche.

Bien sûr, celle-ci, dont les contours sont mouvants et l’histoire équivoque, a toujours été plurielle, diverse, traversée par de sérieuses contradictions. Mais notre rôle de militant est précisément de tout faire pour rapprocher les points de vue, unifier les mots d’ordre, en vue de l’action transformatrice commune.

Contre vents et marées, contre les tentations centrifuges, les réflexes boutiquiers, les provocations verbales, nous devons toujours, inlassablement, plaider pour le rassemblement le plus large possible. C’est pourquoi, à la mortifère théorie des “gauches irréconciliables”, nous opposerons toujours la convergence des luttes. Celle-ci viendra. Le plus tôt sera le mieux.

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24 octobre 2017

Détachement des travailleurs : la poudre de perlimpinpin d’Emmanuel Macron

Hier soir, tard dans la nuit, les Etats membres ont adopté leur position de négociation sur la révision de la directive détachement des travailleurs. Cet accord marque une défaite totale de la France dans cette négociation du fait des erreurs stratégiques du Président de la République fran

Ce dernier avait fait du passage de 24 à 12 mois la revendication phare de la France : pourtant, la durée moyenne de détachement d’un travailleur est de 98 jours. Pourquoi avoir cédé sur des points réels pour tenter d’obtenir une mesure inutile, le passage à une durée de 12 mois, qui s’est transformée à 18 mois de fait avec les 6 mois supplémentaires après notification ?

Pour arracher ce hochet électoral, inutile sur le fond, la France a fait perdre de nombreux mois dans la révision de la directive détachement des travailleurs. Pire, elle a abandonné des avancées réelles, notamment en acceptant le report des mesures indispensables pour empêcher le dumping social dans le secteur du transport routier, conditionnées à l’adoption de nouvelles règles dans le cadre du Paquet mobilité. Aucune échéance n’est fixée pour l’adoption de ce Paquet mobilité ce qui fragilise d’autant plus l’application du principe fondamental « à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail » dans le secteur du transport routier. Ce compromis crée les conditions d’un dumping social légalisé dans les transports et d’une discrimination intolérable entre les travailleurs détachés selon leur secteur d’activité.

Le Parlement européen a adopté la semaine dernière une position qui ne sacrifiait pas le transport routier sur l’autel de la communication politique. C’est pourquoi nous lutterons pour corriger cet accord au rabais accepté à des fins purement électoralistes. Nous refusons que les chauffeurs routiers fassent office de variable d’ajustement et nous prendrons nos responsabilités pour défendre la justice sociale pour tous en Europe, qui passe par l’extension de la base légale du détachement pour qu’elle ne repose pas uniquement sur la libre prestation de services, mais intègre également la nécessité de protéger les droits des travailleurs, de tous les travailleurs. C’est le seul moyen pour que la Cour de Justice de l’Union européenne prenne enfin au sérieux la lutte contre le dumping social !

 

 

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SNC Solidarités Nouvelles face au Chômage, concert de soutien Vendredi 10 novembre 2017

 

L’association SNC Solidarités Nouvelles face au Chômage, qui compte 3 groupes de solidarité sur le Val d’Oise à Bouffémont, Emont et Eaubonne organise le Vendredi 10 novembre 2017 à 20h30 à la salle des fêtes d’Eaubonne (sous la Mairie) un concert de soutien afin de faire connaître son engagement et collecter des fonds pour financer son action (accompagnement des chercheurs d’emploi, création d’emplois solidaires, etc.) Voir flyer en pièce jointe.

 Ce sera l’occasion pour des artistes locaux qui débutent de se produire sur scène et pour ceux qui viendront les voir de découvrir de nouveaux talents.

 C’est avec un grand plaisir que je vous y accueillerai.

 Si vous n’êtes pas disponibles mais souhaitez en savoir plus sur SNC, soutenir son action, n’hésitez pas à consulter le site https://snc.asso.fr

 N’hésitez pas à en parler autour de vous.

Michel Le Brun bénévole au groupe de solidarité d’Eaubonne
06 07 19 62 12
groupe-eaubonne@snc.asso.fr

https://snc.asso.fr

 

 

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18 octobre 2017

Appel: le gouvernement doit rendre public l'impact de ses mesures fiscales en faveur des Français les plus riches

La réforme de la fiscalité du capital portée dans le projet de loi de finances pour 2018 en discussion à l’Assemblée nationale ne passe pas. Elle est rejetée par une large majorité de l’opinion. Elle a réveillée l’opposition de gauche et fait tiquer, y compris certains alliés du gouvernement. La question posée est toujours la même : mais à quoi peut bien servir de signer un chèque aux Français les plus aisés de 4,5 milliards d’euros (c’est à dire le coût de la réforme de l’ISF et de l’introduction d’une «flat tax» de 30% sur les revenus du capital)? Comme l’avait noté l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), «effectuer un chiffrage précis du coût de cette réforme et de son impact redistributif est rendu complexe du fait du manque criant de données relatives aux ménages les plus aisés». Pour y voir plus clair, Libération a donc lancé un appel ouve rt à tous les parlementaires et citoyens pour que le gouvernement ouvre enfin son livre de compte et fasse la lumière sur ce secret bien gardé.

«Parce que c’est un enjeu de transparence démocratique

Parce qu’avant de voter, le Parlement doit être en mesure d’évaluer les conséquences d’un budget sur le niveau de vie de tous les citoyens.

Parce que c’est la condition de l’acceptation des Français vis à vis de l’impôt

Nous, députés et sénateurs, demandons au gouvernement de rendre public l’impact de ses mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés (1) et sur les 100 Français les plus riches.»

(1) Notamment les 1% et les 0,1% des Français qui concentrent le patrimoine financier le plus important.

Signez la pétition sur change.org

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10 octobre 2017

Perturbateurs endocriniens : nouvelle victoire du Parlement européen

06/10/2017A la Une, Actualités, Au Parlement européen, ENVI0

Le Parlement européen a aujourd’hui rejeté par 389 voix la définition des critères qui permettront de définir les perturbateurs endocriniens. Cette définition, proposée par la Commission européenne et acceptée par la France, mettait en danger la santé des êtres humains car les critères retenus étaient ceux de l’industrie chimique et aboutissait à laisser sur le marché des poisons lents.

Cette nouvelle victoire de la démocratie face aux lobbies industriels et au mépris de la Commission doit nous inciter à poursuivre notre combat en faveur de la santé des citoyens européens et de notre environnement.

Retrouvez ci-dessous quelques articles qui reviennent sur les coulisses de cette bataille :

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26 septembre 2017

Braderie à Eaubonne du Secours populaire

Notre Comité du Secours populaire d'Eaubonne organise sa prochaine braderie 
                                     
                                                le : dimanche 8 octobre 2017 
                                                   de 10 heures à 18 heures
                                    à: l'Orangerie à Eaubonne (face à la poste)
                                      Il y aura des vêtements , du linge de maison...
Les bénévoles de notre Comité vous accueilleront avec plaisir.
Très cordialement
Yvette Retureau
Responsable du Comité

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11 septembre 2017

cafés-débats de l’association ULYSSE octobre 2017 - Enquête mondiale sur la tomate d'industrie

Jeudi 12 octobre  - Eaubonne - 20h30

Rencontre avec Jean-Baptiste Malet autour de son livre "L'Empire de l'or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d'industrie" (Fayard).

dans le cadre des cafés-débats de l’association ULYSSE

Centre culturel « L’orange bleue »

 

7 rue Jean Mermoz
Eaubonne
entrée libre - ouverture des portes à 20h

Jean-Baptiste MALET interviendra également le 13 à Paris et le 14 à Versailles

Vous pourrez vous procurer son livre sur place le soir du débat, mais également, dès à présent, à la librairie ANTIPODES (8 rue Robert Schumann 95 880 ENGHIEN), une des rares vraies libraires de notre région

 

Pour mémoire, en PJ l’article du Diplo (juin 2017) et un article récent du Parisien Val d’Oise sur la librairie ANTIPODES

Et les liens vers 2 vidéos dans lesquelles Jean-Baptiste présente son ouvrage et annonce la prochaine diffusion du reportage qu’il a réalisé pour France 2

www.youtube.com/watch?v=ZDch5mj6UDQ

www.youtube.com/watch?v=8ioyakp3QME            

 

 

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07 septembre 2017

communiqué de Presse des Elus Socialistes et Républicains du Val d'Oise

Les Elus Socialistes et Républicains du Val d'Oise ont participé au séminaire annuel de La Rochelle et tiennent à apporter leur soutien au message envoyé au Président de la République pour exprimer leurs plus vives inquiétudes face aux différentes mesures annoncées par le gouvernement d’Edouard Philippe.

Au moment où tous les indicateurs montrent que la croissance économique repart, en grande partie parce que la politique du quinquennat de François Hollande porte ses fruits, redonnant à nos concitoyens espoir et confiance, aucune cure d'austérité pour nos territoires ne saurait se justifier.

Les collectivités locales du Val d'Oise ont depuis 2010, comme l'ensemble des communes de France, participé au redressement des comptes publics de notre pays, tout en conduisant une politique responsable et courageuse. Elles ont investi dans des projets territoriaux structurants, tout en assurant un service public de qualité. Elles ne peuvent devenir aujourd’hui les variables d’ajustement d’une politique de rigueur, de droite, qui peine à cacher son nom. Entraver leurs capacités d’action serait une erreur stratégique qui pourrait remettre en cause la cohésion sociale et nuire dangereusement au réveil économique que connait notre pays.

Les Élus Socialistes et Républicains du Val d'Oise réitèrent donc cette adresse au Président de la République et dénonce :

- l’effort déraisonnable d’économies supplémentaires des budgets des collectivités,  avec l’annulation de plus de 300 millions d’euros de crédits d’investissement pour 2017, crédits destinés principalement au soutien aux territoires ruraux (70 %) et à la revitalisation des quartiers les plus en difficulté (30%).

Par ailleurs les élus socialistes et républicains souhaitent qu'après la suppression de la réserve parlementaire, son montant soit désormais intégré dans les dispositifs de soutien à la politique de la ville et  dans les crédits d'investissement aux collectivités locales et en particulier à destination des communes rurales et des quartiers les plus pauvres.

- la suppression de 170 000 contrats qui permettent aux collectivités d’assumer leurs missions de service public et aux associations de fonctionner comme cela a déjà été dénoncé sur les communes de Sarcelles, Montmorency,  et contribuent au retour à l’emploi des personnes les plus en difficulté.

- des décisions unilatérales du gouvernement sur l’école sans évaluation ni concertation créant de facto un système éducatif à plusieurs vitesses et de compliquer, à terme, la vie des familles.

- le projet de réduction du nombre d’élus locaux, mesure démagogique qui risque d’éloigner un peu plus le citoyen de ses élus. Il ne permettra d'ailleurs aucune économie puisque 80% d’entre eux sont bénévoles avec un rôle vital dans la vie sociale  de ces communes car appartenant  souvent à des territoires ruraux ne disposant pas de services publics de proximité.

Pour demeurer en capacité de répondre aux préoccupations majeures des Val d'Oisiens dans leur vie quotidienne, les élus socialistes et républicains demandent donc qu’un dialogue sincère soit engagé entre le Gouvernement et les collectivités au travers de leurs associations d'élus

 

 

UDESR

Fédération du Val d'Oise du Parti socialiste

29, rue Francis Combe

95000 CERGY

01 30 75 89 40

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www.parti-socialiste.fr

 

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05 septembre 2017

Rachid TEMAL A l'attention des militantes et des militants socialistes du Val d'Oise

 

Cergy, le 4 septembre 2017

Cher-e camarade,

Après les élections du printemps dernier, nous entrons dans une nouvelle séquence politique pour notre pays et notre parti.

Aussi, notre famille politique doit être à la hauteur des enjeux et pleinement au service de nos concitoyens face à un pouvoir qui, s'il s'annonçait « ni de droite, ni de gauche », mène bien une politique banalement de droite.

Nous avons toutes et tous en tête les annonces et décisions de cet été : contre le pouvoir d'achat (APL, CSG, gel du poids d'indice des fonctionnaires), contre le service public et les collectivités locales (suppressions de crédits sur la politique de la ville, l'investissement en milieu rural, les contrats aidés, la taxe d'habitation et les dotations), contre le droit du travail et les droits des salariés via les ordonnances, les mesures prises sur les politiques éducatives et bien évidemment la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune. Et ce alors que le gouvernement annonce 20 milliards de coupes budgétaires sur l'exercice 2018. Quelques annonces, notamment sur le Plan climat de Nicolas Hulot, n'arrivent pas à masquer la véritable nature de la majorité parlementaire.

Je tiens à souligner et à saluer l'action des parlementaires socialistes à l'Assemblée nationale et au Sénat, notamment les Valdoisiens que sont François PUPPONI et Dominique GILLOT. Pour sa part, Alain RICHARD a fait le choix au lendemain de l'élection présidentielle de quitter notre formation politique et de pleinement soutenir la politique du gouvernement d'Edouard PHILIPPE.

Nous sommes dans l'opposition. Le Parti socialiste est dans l'opposition au gouvernement d'Edouard PHILIPPE – Bruno LE MAIRE – Gérald DARMANIN.

Si le jugement des Français est négatif sur le nouveau pouvoir, nous devons être lucides sur notre propre situation et en tirer les conséquences.

Aussi, dans cette séquence politique, nous devons travailler et nous rassembler autour du triptyque « se refonder, s'opposer et proposer » avec comme objectif : être utile à notre pays et à nos concitoyens. Cet été, à plusieurs reprises, j'ai eu l'occasion de porter cette stratégie, au nom du Parti socialiste, au sein des instances nationales et dans les médias.

Se refonder. Il s'agit d'engager un processus de refondation de notre famille politique. Pour écrire cette nouvelle page de l'histoire du socialisme démocratique et répondre aux attentes de nos concitoyens, il revient aux militants, qui sont la force de la famille socialiste, de décider et de dessiner l'avenir. Et ce tout au long d'un processus, à travers une "feuille de route" de la refondation. Les Français seront également invités à y contribuer. Lors de la rentrée politique de notre fédération prévue le 17 septembre au matin un atelier portera sur cette question. Je t'invite à y participer. (Invitation jointe)

S'opposer. Socialistes, nous sommes l'opposition de gauche au nouveau pouvoir. Ses premières décisions ne vont pas dans le sens de la justice sociale, fiscale et territoriale. C'est pourquoi, alors que nous engagerons notre refondation, nous serons chaque jour actifs au parlement et dans les collectivités territoriales, et tournés vers les Français. Nous engagerons dans les prochaines semaines dans notre fédération, en lien avec nos élus, un travail sur les prochaines élections territoriales de 2020 et 2021 (municipales, départementales et régionales).

Avant cela, nous avons un premier rendez-vous avec les élections sénatoriales le 24 septembre. Notre liste rassemblera des socialistes et des divers gauche au service du département, de ses communes et de nos concitoyens face d'une part à une droite hégémonique mais divisée en trois listes, et d'autre part deux listes représentantes et soutien du gouvernement d'Edouard PHILIPPE – Bruno LE MAIRE – Gérald DARMANIN. Ces deux dernières souhaitent au nom d'amitiés anciennes récupérer des voix de gauche de grands électeurs du Val d'Oise pour mener au parlement une politique de droite. Comment imaginer soutenir dans nos villes et villages, que la baisse des APL, la baisse des crédits sur la politique de la ville ou l'investissement en milieu rural soient soutenus par des élus de gauche. La liste que nous présentons a vocation à représenter et à défendre tous les territoires urbains comme ruraux, en difficulté comme en développement, car notre objectif est la solidarité envers tous les Valdoisiens.

Proposer. Nous devrons à la fois nous appuyer sur les valeurs du socialisme, l'analyse sans tabous de l'exercice du pouvoir, des politiques publiques menées par les élus. Cela nous permettra de proposer un projet de société de gauche, responsable et porteur d'espoirs. Là encore, la parole et la décision des militants sera centrale.

Notre fédération sera mobilisée dès cette rentrée sur trois thématiques fortes : l'opposition aux ordonnances sur le code du travail, les coups portés à la jeunesse et enfin, avec l'UDESR et les élus, la défense du service public et des collectivités.

Comme tu peux le constater, nous avons devant nous de nombreux défis. Nous devons en prendre la mesure, nous rassembler et les relever, ensemble.

Tu peux compter sur mon soutien et mon engagement sans faille au service de nos idées et des militants du Val d'Oise.

Amitiés,

Rachid TEMAL
1er Secrétaire fédéral
Secrétaire national

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24 juin 2017

« Porter les valeurs des socialistes »

 

Résolution adoptée au Conseil national du samedi 24 juin 2017 

Après des primaires réussies, c’est avec Benoît Hamon que nous avons mené campagne dans une élection présidentielle insaisissable sur le fond, troublante dans  ses rebondissements, inquiétante par le poids de l’extrême droite.   

A l’issue du premier tour, nous avons appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. Cette décision était fidèle à nos principes comme à notre histoire. Le Parti socialiste a toujours été au rendez-vous du combat contre le Front national. 

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en soutenant explicitement le Président de la République, sans réserve ni condition. Mais notre attachement à la République n’était pas un blanc-seing au projet défendu par Emmanuel Macron. 

Nos candidats aux élections législatives sont venus rappeler nos engagements pour la conquête de nouveaux droits, la nécessité de justice sociale et territoriale, l’impératif écologique, la protection des salariés, la priorité donnée à l’éducation comme au respect des contre-pouvoirs. 

Autant de valeurs qui n’ont pu trouver de résonnance dans les premiers actes du gouvernement d’Edouard Philippe, issu de la droite. 

Le Parti socialiste défend la vision d’une démocratie accomplie dans laquelle le respect du rôle du Parlement, la place de l’autorité judiciaire, l’autonomie des collectivités locales, l’indépendance de la presse ou encore l’affirmation du paritarisme constituent des éléments essentiels. Aucun ne peut être considéré comme un « obstacle » à l’action publique car il est, au contraire, le garant de sa légitimité devant les Français et donc de son efficacité. 

Le Parti socialiste est attaché à la justice sociale sans laquelle il ne peut exister de progrès. Notre formation est opposée au recul de la protection des salariés, à l’affaiblissement des services publics, à la remise en cause de la refondation de l’école ou de la justice fiscale. Plus que jamais, notre pays a besoin de solidarité entre les citoyens, comme entre les territoires, pour répondre aux défis qui lui font face. 

A l’exception de la loi sur la moralisation de la vie publique qui s’inscrit dans la continuité de ce qui a été réalisé lors du précédent quinquennat, le Parti socialiste ne peut se reconnaître dans les mesures annoncées ou déjà engagées par le gouvernement. Il exprime ainsi ses vives inquiétudes sur le projet de loi anti-terroriste qui porte atteinte à l’Etat de droit comme sur le contenu du projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances qui fragilise les protections de nos concitoyens. 

Nous nous situons donc clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe. Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement.
Dans cette mandature, le Parti socialiste se prononcera avec une double constance sur les réformes qui seront présentées par l’Exécutif : en contribuant à ce qui sert l’intérêt général et en portant la voix de celles et ceux qui espèrent en une société plus juste et fraternelle. 

C’est ainsi que nous porterons les valeurs des socialistes.

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