La Rose dans la vallée

23 juin 2018

Abandon des 1000 créations d'emplois en France par General Electric


Le groupe américain General Electric (GE), qui a acquis la branche énergie d'Alstom il y a 4 ans, a annoncé ce jeudi qu'il ne tiendrait pas son engagement de créer 1.000 emplois en France d'ici la fin 2018. Cette décision est non seulement regrettable, elle est inadmissible.
GE a indiqué qu'il ne respecterait pas ses engagements et qu'il n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril. Cela ne peut être satisfaisant. Si, comme invoqué par le nouveau PDG John Flannery, le groupe américain est « confronté à un environnement difficile » dans le secteur de l'énergie, force est de constater que cette situation n'est pas uniquement due à la conjoncture : en 2016-2017, General Electric était le premier distributeur de dividendes et de rachats d'actions avec 33 milliards de dollars. Le groupe paye aujourd'hui une gestion de l'entreprise sur un modèle de courte-vue pour satisfaire les actionnaires. Ces gestions actionnariales nous conduisent collectivement dans le mur, c'était le sens des propositions apportées par le groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée dans sa proposition de loi « Entreprise nouvelle » que l'actuelle majorité n'a pas voulu examiner.
Le Gouvernement, qui s'honorerait d'avoir une politique industrielle, doit être intraitable dans la défense de nos bases industrielles et de l'emploi en France. Il doit exiger le respect des engagements pris et peser de tout son poids. Il en va de la confiance entre l'entreprise et l'État, entre les salariés et leurs représentants politiques et du respect des accords passés.

Olivier FAURE
Premier secrétaire du Parti socialiste et Député de la 11ème circonscription de Seine-et-Marne (77)

Boris VALLAUD
Secrétaire national à l'Europe, porte-parole

Christine PIRES BEAUNE
Secrétaire nationale à la Politique économique, services publics et justice fiscale

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18 juin 2018

« On n’a jamais vu un immeuble avec 100 % d’handicapés. »

Mercredi 6 juin, le journaliste chroniqueur Guillaume Meurice revenait sur le vote de la loi Élan. En interrogeant notamment trois députés sur ce passage de 100 % à 10 % de logements accessibles dans les immeubles neufs. Et sur les conséquences pour les personnes en situation de handicap. 

Pas de bras, pas de toit”, “pas de jambes, pas de chambre”. Formules choc que celles de Guillaume Meurice dans son billet d’humeur/humour hier sur France Inter. Une façon de résumer l’article 18 de la loi Élan sur le logement. Les députés l’ont voté le même jour, approuvant ainsi le passage de 100 % à 10 % de logements accessibles dans les immeubles neufs.

« On n’a jamais vu un immeuble avec 100 % d’handicapés. »

Guillaume Meurice est allé à l’Assemblée nationale pour en interroger quelques-uns. Propos. Gilles Carrez, LR, juge qu’« il ne faut pas être intégristes ni dans un sens ni dans l’autre ». Philippe Vigier, UDI, répond pour sa part qu’« on n’a jamais vu un immeuble où il y a 100 % d’handicapés ».

Et lorsque l’humoriste lui fait remarquer qu’avec la nouvelle loi une personne en situation de handicap ne pourra pas rendre visite à un ami valide, la réponse est au mieux déconcertante au pire discriminante. « Malheureusement un handicapé ne peut pas avoir accès à tout. »

C’est à écouter ou réécouter sur France Inter.vv

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16 juin 2018

La semaine où le train Macron a déraillé !

 

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Avec l'actuel Président de la République, la politique est souvent faite de symbole et de communication. Il en use et en abuse. 
 
Et ce dès le soir de son élection avec la Pyramide du Louvre en décor de fond.
 
D'abord en tentant de reprendre la doctrine Mitterrand - Pilhan autour de la parole rare. Le jeune monarque était donc au-dessus de tout, et surtout de tous les Français. Il parcourait et traitait des affaires du monde. Donald Trump et Vladimir Poutine pour commencer. Pour quels résultats ? L'Accord de Paris sur le climat réussite de l'action de François Hollande et de Laurent Fabius, ou encore celui sur le nucléaire iranien furent dénoncés avant que ne démarre une guerre commerciale de l'aigle blond américain contre la France et l'Europe. Rejoint en cela par la Chine. Il en sera de même du dossier syrien où aucune avancée diplomatique ne fut permise par le nouveau tsar malgré sa réception dans le lieu au combien symbolique de la signature du Traité de Versailles.
 
Puis, le Président Macron dû changer de stratégie pour s'aligner sur celle du Nicolas Sarkozy à l'Elysée, à savoir la parole permanente pour faire, nourrir et orienter l'actualité. Ce choix lui fut imposé. Par la réalité du moment, à l'heure de l'actualité permanente avec les chaînes d'informations en continue et des réseaux sociaux tous puissants. Mais aussi et peut-être avant tout par l'impact pour les Français de sa politique. Des cadeaux fiscaux pour les plus aisés payés par les plus faibles en passant par la CSG pour les retraités, la diminution des APL ou l'abandon du plan Borloo pour la banlieue sont pour les Français la marque d'une politique de droite. Les Français ne s'y trompent pas puisque les deux tiers d'entre eux estiment que l'actuel Président de la République mène une politique de droite (Sondage d'Odoxa pour Aviva Assurance, Challenges et BFM Business).
 
C'est dans ce climat que cette semaine le train Macron a déraillé.
 
Pas seulement parce qu'il s'est attaqué à la SNCF sans garantir sa vocation publique, ni la qualité et la pérennité d'un service public des mobilités. C'est qu'il a dû sortir l'artillerie lourde de la communication pour masquer de profondes difficultés. En effet, comment croire qu'une vidéo d'Emmanuel Macron réalisée par la Directrice de la communication du palais présidentiel et publiée tardivement sur le site de l'Elysée ne soit pas une opération de communication destinée à détourner l'attention des Français et des médias. Alors pourquoi ce tapis de bombes autour du "trop de pognon pour les pauvres"?
 
La première raison est le réquisitoire des trois inspirateurs du programme économique du candidat Macron. Que disent-ils ? Tout simplement, et sans appel, c'est si le candidat Macron parlait d'une politique "de droite et de gauche", le Président Macron lui mène juste une politique de droite. Il rompt ainsi avec ses promesses. Il fait le choix des plus riches contre le reste de la société. 
 
La seconde raison est l'abandon d'une promesse de campagne lourde de sens sur la vision de la société pour l'actuel Président de la République autour de l'inclusion des personnes en situation de handicap et les personnes âgées. En effet, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont fait le choix de passer de 100% à seulement 10% de logements aménagés et accessibles via le projet de loi ELAN. Comme l'indique l'une des principales associations oeuvrant dans le secteur du handicap "Juin 2017 : Handicap priorité du quinquennat. Juin 2018 : les députés votent la discrimination d'accès au logement." 
 
La troisième raison est l'impasse budgétaire du gouvernement. Il avait annoncé un excédent budgétaire à la fin du quinquennat. Chacun sait que dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et des choix du gouvernement la réalisation de cette promesse s'éloigne chaque jour un peu plus. En faisant le choix notamment d'amputer les recettes de l'Etat de 10 milliards d'euros par an (ISF, Flat Tax et Exit Tax), de reprise de toute la taxe d'habitation (26,4 milliards par an) le gouvernement cherche du "pognon" pour parler le Macron dans le texte. Il commence par abandonner le Plan Borloo pour la banlieue...mais cela ne suffit pas. Alors, le Président et sa majorité s'attaquent à celles et ceux qui ne sont pas dans la Start Up Nation ! Ils sont nombreux. C'est là que commence le concours lépine des vieilles idées libérales : pour les uns la suppression de la prime d'activité, pour les autres de nouveau les APL ou encore l'allocation de solidarité spécifique et même le RSA. Le gouvernement parle d'efficacité pour la dépense sociale mais jamais pour les cadeaux fiscaux. 
 
La quatrième raison est le naufrage des valeurs de ce gouvernement. Il est symbolisé par le drame que vivent les 629 hommes, femmes et enfants de l'Aquarius. En effet, alors que l'Italie vient de rejoindre la longue liste des pays qui sombrent dans le nationalisme, son nouveau gouvernement fait de l'Aquarius une arme politique. Face à cette décision honteuse et scandaleuse, nous attendions une réponse ferme et humaine de la patrie des Droits de l'Homme. Il n'en fut rien. Un silence assourdissant. Puis des tentatives d'excuses honteuses de membres du gouvernement. La France a honte de ceux qui s'autoproclament "nouveau monde". Nous souhaitons le retour dans le vrai monde, celui de la France des lumières et de l'humanisme. D'autant qu'au moment où j'écris ces quelques lignes, le bateau l'Aquarius et ses  passagers sont passés à quelques kilomètres de la Corse sans que le gouvernement français ne les reçoivent, et ils devront donc parcourir encore 1000 km et attendre près de deux jours pour pouvoir mettre pied à terre et en finir avec leur calvaire. Ils le pourront grâce au gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez. 
 
Quatre lourdes fautes politiques, économiques, sociales et morales en une semaine. Une majorité qui se contorsionne. Des Français qui glissent vers la rupture, notamment ceux de gauche. La seconde année du quinquennat de l'actuel Président de la République sera celle de tous les dangers. 

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15 juin 2018

Conclusion du colloque "Gauche, année zéro" par Emmanuel Maurel

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Le colloque "Gauche, année zéro" qui s'est déroulé samedi 9 juin après-midi au Sénat, à l'initiative de L'Union & l'Espoir, du Mouvement Républicain & Citoyen et de République & Socialisme, a été indubitablement un succès.
Au-delà de l'affluence (plus de 200 participants), il a donné lieu à de riches débats qui aideront à poser les bases d'une réflexion pour redonner une force idéologique à la Gauche républicaine, antilibérale et écologique, travailler à l'union des gauches et à la reconquête des classes moyennes et populaires. Il est temps aujourd'hui que le flambeau de la République sociale soit relevé, pour redonner espoir à tant de Français qui se détournent de la chose publique faute d'être écoutés, et qu'il se mêle aux luttes nouvelles qui sont l'urgence du XXIème siècle (urgence écologique, biens communs, révolution numérique...).
Après 4 heures de débats, le colloque s'est conclu par l'appel du 9 juin signé par ses trois initiateurs (vous le retrouverez ci-dessous - ainsi que les liens pour les vidéos du colloque). La plateforme "Nos Causes Communes" sera le point de rencontre des militants et des sympathisants, et plus largement de tous les citoyens qui veulent rebâtir cette gauche républicaine, antilibérale et écologique que nous voulons incarner.
Dans les prochains jours, vous trouverez l'ensemble des vidéos du colloque sur notre chaîne YouTube.
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14 juin 2018

Elections europénnes : communiqué de la GDS

 

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Le Conseil national de la Gauche démocratique et sociale (GDS) s'est réuni le 9 juin. Il a notamment débattu des prochaines élections européennes et affirmé sa volonté de participer au nécessaire rassemblement de la gauche à cette occasion. Ci-dessous le communiqué de GDS proposant 5 points pour une base commune de la gauche lors de ce scrutin de mai 2019.

 

    1. Les élections européennes de mai 2019 présentent un double enjeu pour la gauche française.

D'une part, il s'agit d'en faire une étape dans la recomposition et la reconstruction de la gauche après la défaite de 2017 et l'éparpillement qui s'en est suivi. Les élections européennes seront le premier scrutin national après 2017. Les illusions qui ont poussé des électeurs de gauche à voter pour Emmanuel Macron et En Marche en 2017 se dissipent. La politique de droite menée par Macron et son gouvernement appelle à une alternative crédible à gauche. Elle passe par un front uni à gauche.

Un succès aux élections européennes sera donc une bonne nouvelle aussi au niveau national. Il renforcera les résistances et oppositions à la politique antisociale poursuivie par Macron en France.

D'autre part, le scrutin se déroulera dans un contexte de contestation du statu quo sur tous ses aspects (politique économique, politique migratoire, rôle des institutions, politique extérieure face à la politique agressive de Donald Trump) .

Il s'agit pour la gauche de proposer et de populariser des mesures concrètes qui fassent avancer la construction d'une Europe démocratique et sociale en rupture avec les politiques antisociales suivies depuis trop longtemps déjà.

Ces mesures devraient constituer le socle d'une convergence des gauches européennes au sein du Parlement européen.

 

    1. Le Conseil National de la Gauche Démocratique et Sociale, réuni à Paris le samedi 9 juin 2018, lance un appel au plus large rassemblement des forces de la gauche en France.

L’objectif est de construire une liste commune. La gauche française est aujourd'hui fragmentée de telle manière qu'aucun courant ne peut prétendre à lui seul incarner l'alternative.

Le danger est grand que pour ces élections européennes, chaque courant cherche à occuper la place tout seul et à se fixer comme objectif non pas de faire de la gauche la première force politique du scrutin mais de faire de son courant la première force à gauche.

Nous sommes ouverts et pragmatiques. Nous voulons enclencher une dynamique de rassemblement et entraîner d'autres forces dans l'unité. Cela pourra prendre la forme d’alliances partielles si cela permet d’avancer.

 

    1. Nous proposons et soumettons au débat un contenu programmatique qui peut faire accord dans l'ensemble de la gauche.

Il faut un contenu qui soit le socle du mandat de tout eurodéputé élu sur la liste commune de la gauche. C’est la condition pour engager un processus de reconquête.

Il s’agit de poser des bases solides pour commencer à changer l’Europe.

Les mesures proposées participent de ce processus. Elles seront pérennisées si les traités européens actuels sont modifiés. Nous ne voulons pas cacher cette réalité aux électeurs. Mais tout ne se fera pas en un jour.

La campagne commune que nous proposons de mener pour 2019 s’inscrit ainsi dans la construction d’une alternative majoritaire en France. Car seule l’arrivée d’une gauche unie et résolue au pouvoir en France (ou dans d’autres grands pays) peut permettre de rompre avec la dérive libérale de la construction européenne et la réorienter résolument et de façon décisive.

Nous proposons cette démarche et cinq points à toutes les organisations et courants politiques de la gauche pour en débattre ensemble.

a/ Des mesures fiscales et économiques pour remettre en cause le pouvoir des marchés financiers

    • un budget d'investissement substantiel pour la zone euro financé par :
      • le versement des bénéfices réalisés par la BCE
      • un impôt européen sur les sociétés avec une assiette commune et des taux harmonisés vers le haut et un impôt européen sur la fortune 
    • passage à la majorité qualifiée en matière de fiscalité
    • un strict encadrement des opérations spéculatives à l’échelle européenne. Fixation de missions publiques à la BCE sous contrôle du Parlement
    • séparation des activités bancaires spéculatives des activités de détail
    • combat contre l'évasion et l’optimisation fiscales par des sanctions sur les entreprises qui réalisent des transactions dans les paradis fiscaux et une taxe sur les géants du numérique
    • une politique douanière active aux frontières de l’Europe

b/ Mettre le social au cœur

    • création d'un SMIC européen sur la base d’un pourcentage du salaire médian de chaque pays
    • révision de la directive sur les travailleurs détachés
    • instauration d’une obligation de négocier dans les branches professionnelles européennes et les entreprises transnationales

c/ L’urgence écologique est une priorité

    • accélération de la transition écologique de nos systèmes productifs avec le soutien actif du budget d’investissement européen
    • réorientation de la politique agricole commune pour favoriser la transition écologique et une alimentation accessible de qualité

d/ Développer la démocratie

    • élargissement du périmètre d'application de la procédure législative ordinaire (codécision) à tous les domaines
    • octroi au Parlement européen du droit d'initiative législative

e/ Une Europe ouverte qui agit pour la paix

    • création d'une politique européenne de l'asile accueillante et fin du système de Dublin ; une politique généreuse d’accueil des migrants
    • une politique étrangère européenne promouvant la paix, le désarmement et le juste échange

 

Ces propositions seront détaillées dans un document spécifique. 

La Gauche Démocratique et Sociale est disponible et ouverte à toutes les démarches et propositions permettant d’avancer vers la construction d’une unité indispensable pour une Europe qui réponde aux attentes de ses salariés, de sa jeunesse, de ses peuples.

 http://gds-ds.org/

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06 juin 2018

Comment sortir la gauche du désert

Guillaume Duval, Journaliste. et Christian Paul, Ancien député

Alors qu’Emmanuel Macron poursuit sa «modernisation» sans le peuple depuis un an, les mobilisations peinent à dessiner une alternative. Pour renaître, la gauche doit confronter ses expériences locales, ses expertises profanes ou savantes lors de «chantiers ouverts au public» et d’une université d’été commune en 2019.

Un an après les élections de 2017, qui furent pour les gauches et les écologistes la pire défaite depuis des décennies, c’est peu dire qu’il faut désormais hâter le pas pour trouver la voie d’un nouveau départ. Sous peine qu’à l’affaiblissement de tous succède la disparition de chacun. Les difficultés rencontrées ces dernières semaines pour +mobiliser massivement face aux réformes néolibérales, mises en œuvre par Emmanuel Macron, le montrent clairement.

Comptons les forces

Les citoyens sont, en grand nombre, orphelins de leurs rêves. Les plus optimistes trouvent ailleurs que dans l’action politique matière à participer au monde qui bouge. Les plus en colère, étudiants, cheminots ou militants de toujours descendent dans la rue, sans parvenir toutefois à troubler pour l’instant le discours des puissants. Du côté des syndicalistes, les années de plomb du dialogue social n’épargnent plus personne. Même la CFDT a vérifié que la verticalité du pouvoir ne s’accommode d’aucuns intermédiaires. Emmanuel Macron a désormais engagé à marche forcée une «modernisation» sans le peuple, par et pour des élites issues de l’économie ou de la technocratie d’Etat, tribus que rien ne distingue plus désormais.

Les ambiguïtés du «et de droite, et de gauche» sont dissipées : selon la dernière étude du Cevipof, en mai 2018, seuls 7 % des Français considèrent encore que le président de la République se situerait «à gauche» quand 69 % le classent «à droite», dont 12 % «très à droite». Dans un tel contexte, la gauche aurait théoriquement un boulevard devant elle : beaucoup de nos concitoyens attendent qu’elle se réinvente, sans comprendre pourquoi ce processus s’engage aussi lentement. Pourquoi des calculs de court terme l’emportent encore sur la responsabilité des dirigeants face à l’Histoire. Les organisations politiques de la gauche et des écologistes, devenues terriblement faibles, ne savent plus très bien comment naître, renaître, survivre, selon leur âge ou leur histoire. Leurs tentatives sont honorables, mais aucune ne parviendra à s’imposer dans l’immédiat comme centrale. La dynamique de reconversion (égale réinvention plus reconstruction) des gauches n’est pas encore véritablement engagée, même si quelques briques du nouveau logiciel se fabriquent ici ou là. Il faut donc penser autrement l’avenir que par la juxtaposition d’agendas solitaires.

Où voulons-nous atterrir ?

Les luttes, les résistances ou les défilés organisés jusqu’ici peinent encore à dessiner une nouvelle architecture politique à vocation majoritaire pour demain. Il faut dire que la tâche est immense, tant le brouillage est intense. Et ce n’est pas une affaire de mécanos partisans : sur ce plan, les élections européennes en 2019 risquent plutôt d’aggraver les choses dans l’immédiat avec un mode de scrutin qui pousse une fois encore à la division.

C’est surtout sur le terrain des idées et des projets qu’il nous faut refonder la gauche. Les anciens rapports de domination sont encore là, il faut les combattre sans relâche. Mais de nouveaux clivages se dessinent aussi : personne n’ignore que les grandes mutations en cours (numérisation de la société, choc climatique, inégalités, migrations…) demandent une insurrection de l’imagination collective. C’est cela que l’on attend de la gauche : le pragmatisme ne la sauvera pas dans un pays qui a soif d’idéal autant que de transformations concrètes, qui veut retrouver à la fois sa fierté et des progrès possibles.

Les citoyens attendent des changements profonds dans la société, mais ne supportent plus la façon dont la politique prépare et met en œuvre des changements à leur place. Quand la politique agit sans eux, elle se fait contre eux. Nous ne disposons pas d’un élixir de résurrection et nous ne croyons pas à l’union d’un jour, si elle est cosmétique : +préférons aux manœuvres tactiques, qui ne durent pas, un travail de fond à bon rythme pour abréger la traversée du désert. Nous invitons à penser et à agir, à trois étages.

    • Affichons nos causes communes

      Elles ont une force irrépressible quand on les défend de manière désintéressée. Misons sur celles de ces causes qui réunissent, sans rechercher l’uniformité. Le temps est aux idées neuves qui n’oublient pas les valeurs signatures de la gauche. Mobilisons nos expériences, nos innovations, partageons expertises profanes et savantes, recréons des laboratoires d’idées participatifs - pas un seul, mais dix ! - et fondons dès 2019 une Université d’été communepour organiser ces précieuses confrontations.

    • Faisons de la démocratie le préalable…

      Et pour cela, organisons dans chaque région, des grands «chantiers ouverts au public». La démocratie est en crise alors que les citoyens sont plus que jamais la clé des évolutions souhaitées, pour le diagnostic etpour la mise en œuvre de réponses concrètes. C’est d’ailleurs de cette crise qu’Emmanuel Macron a su tirer le principal carburant de sa victoire, avant de trahir sa promesse de renouveau. Les militants et les dirigeants de la gauche et les écologistes doivent trouver le courage d’une immersion sans complaisance afin d’engager un dialogue direct avec des Français en dehors des formes trop souvent stériles et formatées des débats publics traditionnels. Il s’agit d’abord d’écouter les citoyens, de mieux+ entendre leur vision de la France, mieux comprendre leurs attentes. Et avec eux, d’imaginer une France plus belle, plus libre, plus égale, plus fraternelle.

  • Travaillons à la coalition des forces, par étapes modestes, mais irréversibles

Disons-le sans craindre de choquer : l’ambiance est actuellement à la compétition darwinienne entre les confettis de la gauche. Les lendemains de catastrophe politique sont rarement favorables au rassemblement, plus souvent à l’aggravation de l’émiettement. Mais c’est une catastrophe d’inspiration néolibérale, réveillant les vieilles croyances thatchériennes, qu’il faut éviter à la France, et pour cela redonner à la gauche un projet d’avenir qui soit partagé par le plus grand nombre. Les gauches peuvent instruire leurs désaccords sans s’excommunier. Et nous sommes en droit d’attendre d’elles que par étapes, elles retrouvent le goût et la volonté d’être ensemble.

Douze mois l’ont prouvé : personne n’incarnera à lui seul l’opposition à Emmanuel Macron. Et personne n’évitera de méditer les vraies leçons de l’exercice du pouvoir. Toutes les initiatives qui viennent donner de la force collective sont les bienvenues.

Nous invitons à une coalition par étapes, autour d’objectifs atteignables. Pour cela, il faut un lien permanent, sans exclusive, entre tous ceux qui disent clairement que le «nouveau monde» qu’on veut imposer à la France n’est, en réalité, qu’un avatar de tous les archaïsmes. Si on veut bien écouter les citoyens, on entend que déjà, ils n’en peuvent plus de l’impuissance qu’ils ressentent. Alors, ne tardons pas à forger avec eux quelques bonnes raisons d’espérer.

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02 juin 2018

Contre-feux républicains (Emmanuel MAUREL Député européen socialiste)

 “Le 28 juillet 1830 : la Liberte guidant le peuple” : Gavroche a droite de la femme symbolisant la liberte. Peinture de Eugene Delacroix (1798-1863) ©Luisa Ricciarini/Leemagev

En France, les Républicains ne sont pas à la fête. Certes, personne ne remet en cause la République comme régime politique. Mais les principes qui la fondent sont en revanche malmenés, voire contestés, aussi bien par le pouvoir en place que par une partie croissante  du monde politique.

Oui, le « modèle républicain», fait l’objet d’attaques insidieuses ou frontales. Et l’exemple vient d’en haut. En libéral assumé, Emmanuel Macron s’en prend logiquement aux protections (droit du travail, assurance chômage) et au patrimoine collectif (privatisations, réforme de la SNCF), au risque de fissurer la cohésion sociale. Mais sa volonté transformatrice ne se limite pas à la sphère économique et sociale. A l’instar de Thatcher, le président pense que la société n’existe pas. Seuls valent les individus, qu’il convient d’armer pour la compétition et la concurrence. D’où une défiance pour les corps intermédiaires (syndicats, élus locaux, parlementaires, associations) qui, traditionnellement, contribuent à organiser l’action collective. D’où aussi une tentation, celle de renvoyer les individus ainsi plongés dans le grand bain libéral à une ultime bouée, la communauté supposée première, c’est à dire ethnico-religieuse.
Deux petits faits récents illustrent cette tentation.
On se souvient peut être du discours du chef de l’Etat au couvent des Bernardins. Ce jour là, plus chanoine de Latran que Président de la République laïque, Emmanuel Macron se faisait fort de réparer le lien « abîmé » entre l’Eglise et l’Etat, et encourageait les catholiques à s’engager dans la vie publique en tant que tels. En contradiction flagrante avec le principe de séparation dont il est pourtant censé être le garant, le président présente comme une blessure ce que l’immense majorité des Français considèrent pourtant comme une libération : la neutralité de l’Etat, la liberté absolue de conscience, la protection des incroyants comme des croyants, le droit au blasphème, etc.
Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron malmène ainsi un élément fondateur du pacte républicain. Déjà, lors de ses vœux aux autorités religieuses, le président avait, devant les représentants les cultes qui n’en demandaient pas tant, fustigé une « radicalisation de la laïcité », menace qui semble avoir échappé à la plupart de nos concitoyens, contrairement à la radicalisation religieuse (notamment celle de l’Islam politique) qui elle, est bien réelle.
Ce faisant, le président semble encourager le regain de religiosité qu’on observe dans la plupart des sociétés. Comme si, dans le monde épuisant et déprimant du tout-concurrence dont il accompagne l’avènement, la foi seule apparaissait comme le dernier réconfort.
Le 22 mai dernier, Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire dans son raisonnement libéral-communautariste. Lors de la présentation du mort-né plan Borloo, le chef de l’Etat a contesté en bloc la logique de la “politique de la ville”, pointant du doigt ses incontestables échecs (l’aggravation des phénomènes de ghettoïsation urbaine) et aveugle à tous ses mérites (lutte pour le maintien du lien social, efforts accrus en faveur de l’éducation, du sport, de la diffusion de la culture, rénovation du bâti). Au détour d’une phrase, entre deux réflexions blessantes envers les élus locaux, le président croit bon de plaisanter sur l’auteur et le récipiendaire du rapport : « ce n’est pas deux mâles blancs qui vont donner des leçons sur la banlieue ».

Cette allusion aux “mâles blancs” se veut disruptive et moderne. Elle constitue en réalité une inquiétante derive sémantique et idéologique, puisqu’elle officialise une racialisation qui ne dit pas son nom. À la fois condescendante et régressive, l’expression laisse à penser qu’il n’y a pas de “blanc” en banlieue (ce qui témoigne d’une navrante méconnaissance que ne saurait excuser le recours à la caricature à des fins pédagogiques). Si les « blancs » ne sont pas légitimes pour parler des quartiers populaires, c’est que ceux-ci sont, dans son esprit, réservés aux “noirs” et aux “arabes”. La couleur de peau qualifie ou disqualifie. Ici, Macron se rend coupable d’une double assignation à résidence, territoriale et symbolique.

Religions et communautés (réelles ou fantasmées) sont donc convoquées à la rescousse de l’individu libéral, solitaire et atomisé. Dans cette démocratie identitaire, le particulier éclipse l’universel, et la citoyenneté censée élaborer un projet collectif se retrouve prisonnière des différentialismes.
Face à cette régression, on attendrait de la gauche qu’elle réagisse avec force et vigueur. Mais elle est elle-même traversée, sur ce sujet, par de puissantes contradictions.
Par une curieuse ruse de la raison, la stigmatisation macroniste du “mâle blanc” rejoint celle d’une partie du camp « progressiste » qui a fait de ce stéréotype de genre et de couleur une des figures du mal (« petit blanc » devenant, au fil du temps, une sorte d’insulte définitive).
Ce cheminement a vu des intellectuels et des militants abandonner la lutte des classes au profit de la survalorisation de la “diversité” et de l’exaltation du multiculturalisme. Le grand sociologue américain Christopher Lash a minutieusement décrit cette évolution au sein du Parti Démocrate dans les années 70 et 80.
Mais la France n’a pas été épargnée par cette recherche d’un « peuple de substitution » dont parle Michéa. Au départ, il y a la critique, légitime, de « l’universalisme abstrait » qui, au nom de principes sublimes, méconnaît la réalité des rapports de force dans la société française. Ainsi, la République de la fin du 19ème siècle s’accommode fort bien de la colonisation, voire l’exalte. Cent ans plus tard, elle ferme les yeux sur les discriminations dont sont victimes les descendants des colonisés, et justifie la relégation de certaines populations sous prétexte de refuser la différence des droits. Pour les contempteurs de l’universalisme abstrait, la “promesse républicaine” n’est qu’une figure de style pour occulter l’éternelle domination des mêmes. Cette critique rejoint en partie celle des marxistes qui fustigent « l’égalité formelle », celle de la démocratie bourgeoise. Mais elle l’enrichit de concepts nouveaux, puisque l’exploitation n’est pas seulement classiste, mais aussi ethnico-culturelle.
Reste que l’effet déceptif lié à cette promesse républicaine non tenue ne se traduit pas forcément par une remise en cause des fondements de la république. Au contraire. Les grands mouvements antiracistes des années 80 par exemple, se revendiquaient précisément de l’universalisme. Et c’est en son nom qu’ils exigeaient des progrès concrets dans l’égalité des droits.
Le tournant idéologique a lieu plus tard, il y a une vingtaine d’années. Certains militants de gauche, plutôt que de tenter d’homogénéiser des aspirations apparemment divergentes (travailleurs français et d’origine immigrée, ouvriers de la France périphérique et précaires banlieusards,  etc.) ont préféré épouser des revendications religieuses et/ou identitaires prêtées à celles et ceux qui, à l’évidence, étaient le plus touchés par les injustices.
Le résultat est catastrophique : le petit jeu de la concurrence des dominations aboutit à une logique de scissiparité sans fin du corps social qui rend impossible l’élaboration de mots d’ordre unifiants. Au point de légitimer des pratiques de « non mixité » (c’est l’exemple des réunions « réservées aux racisés ») qui minent l’idée magnifique et moderne de Fraternité.
Ainsi, croyant agir au nom de la justice, les différentialistes de gauche se comportent en réalité comme de véritables idiots utiles du communautarisme libéral. Le soutien apparemment paradoxal de certaines organisations ouvertement féministes et laïques (dernièrement, et à notre grande surprise, l’UNEF) à des traditions et à des symboles qui fleurent bon la bigoterie et le patriarcat (par exemple le port du hidjab) témoigne de cette dérive navrante.
A l’autre bout de l’échiquier politique, une partie de la droite s’égare elle aussi. Sans faire sienne l’aversion séculaire de l’extrême droite pour “La Gueuse”, elle n’hésite pas à recourir à la rhétorique du « pays réel ». Sens Commun ressuscite la « France fille aînée de l’Eglise » et la campagne d’un François Fillon (poursuivie par Laurent Wauquiez) jouait parfois la carte d’une identité nationale moins républicaine que religieuse et ethnique.
Face à toutes ces attaques, il est donc temps d’allumer, partout, des contre-feux. En reprenant à notre compte une conception militante de la République :  à la fois une forme de gouvernement et un contenu philosophique qui en est indissociable, résultat de deux siècles de lutte.
Le magnifique préambule de la Constitution de 1946 en dessine les contours : l’adhésion au pacte républicain implique de reconnaître qu’en sus du respect des libertés fondamentales, le citoyen se voit doté de droits sociaux, protégé de la tutelle de tous les clergés, émancipé par l’école.
La nation se confond avec la “République une et indivisible” : on peut considérer qu’il s’agit là, en partie, d’une fiction. Mais, comme souvent quand il s’agit des cultures politiques et des identités nationales, c’est une fiction nécessaire qui convient à un peuple épris d’égalité jusqu’à l’obsession. Et qui, quoi qu’on en dise, a permis, pendant des générations, l’assimilation des importantes vagues d’immigration successive. Le « creuset français », servi par les puissants outils d’intégration qu’ont été l’école et service militaire, renforcé par le droit du sol hérité de la tradition révolutionnaire, n’est pas un mythe. Et contrairement à ce que prétendent les déclinistes et autres identitaires de droite comme de gauche, il fonctionne toujours!
La République Française privilégie systématiquement le commun au particulier. Elle est un projet politique, conscient et performatif, de résistance à l’empiètement permanent de la sphère privée sur la sphère publique. Évidemment, cela ne se passe pas sans heurt. La séparation des Eglises et de l’Etat, la relégation -partielle- de la religion dans la sphère privée, s’était opérée dans la violence. De même, le combat contre tous les particularismes n’a pas été exempt de brutalité. Les choses ont certes évolué : prise en compte de ce que Jaurès appelait les “petites patries”, décentralisation, etc. Mais, pour ne prendre qu’un exemple, il n’y a qu’en France que le débat autour des “langues régionales” soulève encore autant de passion. Aujourd’hui encore, le refus des “statistiques ethniques” ou la réfutation d’un « droit à la différence » (auquel les républicains opposent avec constance le “droit à l’indifférence “) surprend bien des observateurs étrangers. Tant mieux!
Assumer notre singularité historique, défendre et promouvoir une conception exigeante du “vouloir vivre ensemble”, c’est une des tâches politiques du moment.
Être pleinement républicain, mais aussi agir en républicain : il nous appartient d’imaginer les réponses qui permettront de donner une matérialité à cette promesse d’égalité, jamais achevée. Mixité sociale à l’école, aménagement du territoire, vraie politique d’intégration, extension du domaine des Biens Communs et des services publics, lutte contre le chômage de masse, nouvelles protections sociales : les chantiers pour de futures conquêtes sont innombrables. Il n’y a pas de temps à perdre.
http://emmanuelmaurel.eu/2018/05/28/contre-feux-republicains/

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29 mai 2018

Retours sur les manifestations "Marée Populaire" du 26 mai 2018 :«Macron est plus à droite que Sarkozy», estime Emmanuel Maurel

 Regarder la vidéoEntretien d'Emmanuel Maurel au Figaro

 

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Nous étions de nombreux socialistes présents dans les différentes manifestations en Régions comme à Paris, ce samedi 26 mai. Elles ont été une véritable réussite, rassemblant deux fois plus de monde que lors des cortèges du 22 mai. Il est frappant de noter le discours défaitiste de la presse française à cet égard, quand toute la presse européenne salue au contraire la réussite des différents événements.
Pour notre part, nous continuerons à participer aux initiatives syndicales, démocratiques et citoyennes pour s'opposer à la politique libérale d'Emmanuel Macron et travailler avec tous ceux à gauche qui veulent construire une alternative. C'est là le rôle des socialistes.

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12 mai 2018

Macron, un an après : la promesse était celle d'un nouveau monde, la réalité est celle d'une nouvelle droite

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Emmanuel Macron avait promis un nouveau monde, il montre une fois de plus qu'il a créé une nouvelle droite.

En quelques jours, Emmanuel Macron et son Gouvernement ont réussi de nombreuses prouesses : fin de l'exit taxe qui supprime une créance de 800 millions d'euros, nouvelles économies de 900 millions d'euros sur l'hopital, blocage du congé parental au niveau européen, stigmatisation de nos concitoyen.ne.s choqué.e.s par la baisse des APL, réforme constitutionnelle muselant le Parlement, une amitié déconcertante avec Donald Trump, etc. 

Les Français.e.s demandent de l'écoute, du dialogue et du respect. A ce jour, En Marche, leur oppose le mépris. Le Gouvernement persiste dans ses réformes ultra-libérales, et s'enferme dans un dialogue avec celles et ceux qui le soutiennent.

Un an après l'élection présidentielle, travaillons ensemble pour une alternative vraiment de gauche, vraiment réaliste

Olivier Faure

Premier secrétaire du Parti socialiste

Posté par PS95600 à 15:38 - Permalien [#]

20 avril 2018

A l'attention des militantes et des militants de la fédération socialiste du Val d'Oise

Chère camarade, Cher camarade

Après un printemps 2017 qui a marqué la fin d'un cycle politique pour notre parti, débuté en 1971 à Epinay, nous avons engagé un travail de refondation.

J'ai eu à conduire à la tête du Parti socialiste, la première étape de ce processus.

Je tiens, une nouvelle fois, à vous remercier pour votre soutien dans la période. J'ai été amené à prendre des décisions douloureuses et historiques mais nécessaires à la reconstruction de notre famille politique, tout en engageant le Parti socialiste dans l'opposition à l'actuel pouvoir.

Il revient maintenant à notre Premier Secrétaire, Olivier Faure de conduire le nouveau Parti socialiste. Notre fédération y prendra toute sa part tant au niveau de notre territoire qu'au niveau national, tant sur le terrain des idées que celui des combats et des propositions au quotidien.

Au lendemain de l'installation des instances nationales (Conseil national, Bureau national et Secrétariat national sans oublier les organismes de contrôle) et de la tenue du premier Bureau national, je tiens à souligner et saluer la forte présence de camarades Valdoisiennes et Valdoisiens :

Au Conseil national : Luc Broussy (Texte d'orientation 3), Philippe Doucet (TO3), Frédéric Faravel (TO4), Ayda Hadizadeh (TO2), Sébastien LOMBARD (TO4), Emmanuel Maurel (TO4), Nessrine Menhaouara (TO3), Sara Mimoun Waitzmann (TO3), Adélaïde Piazzi (TO4), Rachid Temal (TO3),

Au Bureau national des adhésions : Jean-Pierre Béquet (Texte d'orientation 3),

A la Commission nationale des conflits : Gérard Sebaoun (Texte d'orientation 4),

Au Bureau national du Parti socialiste : Luc Broussy (Texte d'orientation 3), Emmanuel Maurel (TO4) et Rachid Temal (TO3).

Au Secrétariat national du Parti socialiste : Rachid Temal (Texte d'orientation 3) en charge des relations extérieures.

A la demande de notre Premier secrétaire, j'aurai donc la mission de travailler à la nouvelle unité des Gauches, de renforcer les liens avec les acteurs de la société et de porter le renouveau socialiste dans les médias, les fédérations et les sections.

Concernant notre fédération, et comme je l'ai indiqué lors de notre Congrès fédéral, nous allons maintenant mettre en place nos instances fédérales et lancer le processus d'Etats-Généraux des socialistes du Val d'Oise. 

Rachid TEMAL

 1er Secrétaire fédéral
Secrétaire national aux Relations extérieures
Sénateur

Posté par PS95600 à 15:56 - Permalien [#]