La réforme de la fiscalité du capital portée dans le projet de loi de finances pour 2018 en discussion à l’Assemblée nationale ne passe pas. Elle est rejetée par une large majorité de l’opinion. Elle a réveillée l’opposition de gauche et fait tiquer, y compris certains alliés du gouvernement. La question posée est toujours la même : mais à quoi peut bien servir de signer un chèque aux Français les plus aisés de 4,5 milliards d’euros (c’est à dire le coût de la réforme de l’ISF et de l’introduction d’une «flat tax» de 30% sur les revenus du capital)? Comme l’avait noté l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), «effectuer un chiffrage précis du coût de cette réforme et de son impact redistributif est rendu complexe du fait du manque criant de données relatives aux ménages les plus aisés». Pour y voir plus clair, Libération a donc lancé un appel ouve rt à tous les parlementaires et citoyens pour que le gouvernement ouvre enfin son livre de compte et fasse la lumière sur ce secret bien gardé.

«Parce que c’est un enjeu de transparence démocratique

Parce qu’avant de voter, le Parlement doit être en mesure d’évaluer les conséquences d’un budget sur le niveau de vie de tous les citoyens.

Parce que c’est la condition de l’acceptation des Français vis à vis de l’impôt

Nous, députés et sénateurs, demandons au gouvernement de rendre public l’impact de ses mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés (1) et sur les 100 Français les plus riches.»

(1) Notamment les 1% et les 0,1% des Français qui concentrent le patrimoine financier le plus important.

Signez la pétition sur change.org