L’habitat est l’un des principaux défis de la métropole parisienne.

 Qu’il soit individuel ou collectif, locatif ou en accession à la propriété, du secteur libre ou social, nous sommes dans une phase de pénurie.

 Il en découle les difficultés que nous connaissons aujourd’hui sur l’ensemble de nos territoires.

Pour notre département c’est 35 000 demandes de logements sociaux non satisfaites et un taux de sur-occupation anormalement élevé.

 

Face à ce fléau, il est primordial de poser les enjeux et de développer le partenariat entre les différents intervenants à l’échelle de la région, des départements et des communes.

La loi sur l’urbanisme et le logement promulguée récemment par le gouvernement représente un acte fort pour parvenir à cet objectif. Permettant de lever de nombreux freins à la construction, de mieux réguler les loyers, de lutter efficacement contre l’habitat indigne, tout en engageant notre pays dans la logique de la transition énergétique également.

Face à cette urgence, la majorité de gauche au Conseil général de 2008 à 2011, avait fait du logement une priorité, en partenariat avec l’office départemental Val d’Oise Habitat (VOH) et l’Etablissement Public Foncier du Val d’Oise (EPFVO) en renforçant l’offre de logement sur l’ensemble du territoire valdoisien.

Force est de constater que la majorité UMP-UVO amplifie le contexte dégradé de l’habitat en décidant de baisser considérablement le soutien à la construction et à la réhabilitation du logement, particulièrement en direction du logement social.

Dernières décisions incompréhensibles en date de la droite départementale en matière de logement, d’une part la démission de deux Conseillers généraux, UMP-UVO, siégeant au Conseil d’administration de l’Office Public de l’habitat Interdépartemental de l’Essonne, du Val d’Oise et des Yvelines (OPIEVOY) premier bailleur social public d’Ile de France et d’autre part la clôture de la convention pour la gestion des aides à l’habitat privé entre le Département et l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH).

A l’origine de cet « imbroglio » : un désaccord entre des élus UMP qui a bloqué le fonctionnement de l’office.

Cette situation ne repose en rien, contrairement à ce que laissent entendre les démissionnaires, sur un désaccord de fond concernant les orientations prises par la Direction Générale en matière de programmation immobilière ou l’absence de transparence en matière de gestion budgétaire et financière.

Il s’agit d’avantage d’une lutte de pouvoir qui pénalise les locataires, perturbe les salariés de l’entreprise et risque de bloquer les projets portés par l’OPIEVOY, en particulier dans les communes de notre département, qu’il s’agisse de projets de réhabilitation ou de projets ANRU, 41% du patrimoine de l’OPIEVOY se situant en Zone Urbaine Sensible (ZUS).

Cette situation va à l’encontre de l’intérêt des locataires et des Valdoisiens.

Face à ces décisions quelque peu «ubuesques» en matière de Politique du logement, je suis intervenu en séance du Conseil général pour rappeller l’intérêt et la nécessité pour nos territoires et nos concitoyens à consolider le dialogue entre les opérateurs du logement, de l’immobilier et les décideurs publics pour débattre, dans un climat serein, ensemble des mesures à mettre en oeuvre afin de vaincre le «mal logement» dans notre département.

C’est le sens de mes interventions dont vous pourrez prendre connaissance dans le compte-rendu de séance joint à ce document.

Didier ARNAL
Président du groupe