La fin d’un déni partisan

Comme l’indique l’UMP-UVO dans un courrier adressé le lendemain desélections Présidentielles, au Premier Ministre, la droite au Conseil généralreconnaît enfin la réalité de la dette de l’Etat à l’égard du Conseil général et ce plus de quinze mois après son arrivée aux commandes du Département : quelle crédibilité ?

Dette, générée, comme je n’ai eu de cesse de le rappeler à la tête de l’exécutif du Conseil général, de 2008 à 2011, par les transferts de charges de compétences décentralisés non compensés financièrement par l’Etat depuis 2004, au titre : du RSA, de l’APA, et de l’allocation personnalisée d’autonomie.

Aujourd’hui, L’UMP-UVO non seulement approuve notre analyse, qu ‘elle a systématiquement contestée ces dernières années, et en augmente l’importance. Encore plus incohérent, elle n’évoque pas cette dette et ses conséquences dans le document « luxueux » consacré au budget 2012, qu’elle vient de faire parvenir aux Valdoisiens.

Refus systématique d’un consensus

L’UMP-UVO a, non seulement effectué un mauvais diagnostic de la situation financière du Département, mais aggravé la situation en signant une convention avec l’Etat qui contraint le Conseil général à remettre en cause pour plus de 40 millions € les politiques en matière d’éducation, de transports scolaires, de solidarité, d’aide aux communes, de soutien au monde associatif, mais aussi, in fine, d’abandonner de manière irresponsable, les recours que nous avions engagés contre l’Etat afin qu’il assume partiellement sa dette auprès du Conseil général.

Attitude déconcertante

Les élus du Groupe Val d’Oise Utile et Solidaire, présidé par Didier ARNAL, dénoncent le fait, que loin de défendre les intérêts financiers du Département, l’UMP-UVO, semble adopter une attitude quelque peu désinvolte, partisane et irresponsable à l’égard des Valdoisiens et des Conseillers généraux.

En effet comment comprendre qu’elle découvre deux mois après le vote du budget 2012 une dette de l’Etat abyssale qui s’élèverait à ce jour à 602 millions €, selon leur estimation.

Les Valdoisiens ne sont pas dupes, il s’agit là, d’une énième manoeuvre orchestrée par l’UMP-UVO pour se dédouaner des mesures d’austérité qu’elle impose depuis 15 mois à l’ensemble des Valdoisiens (+ 22% d’impôt /  - 32% d’aides financières aux associations) et aux partenaires du Conseil général et ce dans un contexte de crise.

 

Didier ARNAL, Président du Groupe -Val d'Oise Utile & Solidaire