François Hollande les place au coeur de son projet de justice et de rassemblement.


Vis-à-vis des quartiers populaires, M. Sarkozy c’est :

  • − le matamore : c’est le « Karcher » à la Courneuve et l’éradication de « la gangrène » sur la dalle d’Argenteuil lors de sa précédente campagne électorale,
  • − le refus d’assumer son bilan catastrophique : hausse de la pauvreté, hausse du chômage, aggravation des discriminations, accroissement des inégalités et de l’échec scolaires,
  • − la négation des immenses difficultés, quand il déclare : « Y a-t-il eu une explosion dans les banlieues depuis 5 ans ? », ignorant notamment les graves événements qui se sont déroulés à Villiers-le-Bel en 2007 et à Grenoble à l’été 2010.
  • − Et aujourd’hui, l’absence de tout projet crédible.

 

1/ Sarkozy et les banlieues, 5 ans d’abandon
Le candidat sortant avait promis la lune aux quartiers populaires : « Je consacrerai beaucoup d’argent aux banlieues, dans l’éducation, la formation, la rénovation urbaine, les services publics, les transports, l’activité économique. Je n’accepte pas qu’on se soit résigné à laisser se développer tant de ghettos scolaires et urbains. » (projet présidentiel 2007)
La réalité des mesures et de la politique, c’est l’abandon :

  •  La politique de la ville a été durant 5 ans le parent pauvre de la politique du gouvernement. Le budget de la politique de la ville (538 millions en autorisations d’engagement pour 2012) a été divisé par deux depuis 2008.
  •  Le réseau associatif a été totalement asséché. De très nombreuses associations qui agissent dans les quartiers ont fermé à cause des coupes budgétaires et la plupart des autres sont aujourd’hui en grand danger. L’Etat a massivement réduit sa participation  à leur financement. Après avoir chuté pendant 4 ans, la dotation de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) va encore fondre de 10% sur la période 2011-2013.
  •  Le gouvernement obligé de s’en remettre à l’action du Qatar… épilogue tragicomique de cinq ans d’abandon par l’Etat au point que c’est un autre Etat qui propose aux talents des quartiers de financer leurs projets, non sans arrière-pensée !
  •  Un zonage stigmatisant. Le gouvernement a renvoyé aux calendes grecques les décisions urgentes à prendre sur la refonte de la géographie prioritaire. Pire, il enferme les habitants dans des zones et met des territoires très en difficultés en compétition.
  • Le renouvellement urbain abandonné par l’Etat. Depuis 2008, l’Etat s’est totalement désengagé de la rénovation urbaine (-93%), et a préféré assécher ses partenaires traditionnels. Action Logement a été ponctionné lourdement depuis la loi Boutin de 2009. Comme si cela ne suffisait pas, les organismes HLM ont également dû contribuer depuis 2011, sur le dos des locataires HLM ! Le programme national de rénovation urbaine représente aujourd'hui moins de 3% de l'action de l'Etat en faveur;;;

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